endormeur, euse

ENDORMEUR, EUSE

(an-dor-meur, meû-z') s. m. et f.
Malfaiteur qui emploie des drogues somnifères.
Fig. Celui, celle qui endort quelqu'un, c'est-à-dire l'entretient dans des espérances chimériques ou dans une inaction préjudiciable. Être le jouet d'un endormeur. Nom donné pendant la Révolution et dans les premières luttes du parti girondin et du parti montagnard à ceux qui conseillaient les moyens légaux et les voies de douceur. Populairement. Endormeur de couleuvres, endormeur de mulots, homme fin et adroit qui amuse les gens de belles espérances, sans effet.
Celui qui ennuie par ses paroles ou par ses ouvrages.
Graves auteurs, Froids rhéteurs, Tristes prédicateurs, Endormeurs d'auditoires [BÉRANG., La grande orgie.]
Un des noms vulgaires de la cresserelle.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Endormeur de gens [DU CANGE, dormitabilis.]

ÉTYMOLOGIE

  • Endormir.