enfariné

enfariné, e

adj.
Couvert de farine, de poudre blanche : Les mains enfarinées du boulanger.
Le bec enfariné ou la gueule enfarinée,
Fam. avec une confiance niaise, ridicule.

enfariné

ENFARINÉ, ÉE. participe Prov. et fig., Venir la gueule enfarinée, Venir inconsidérément et avec une sotte confiance.

Fig. et fam., Être enfariné d'une opinion, d'une doctrine, Être un peu prévenu en faveur d'une opinion, d'une doctrine. Être enfariné d'une science, En avoir quelque teinture.

enfariné


ENFARINÉ, ÉE, adj. ENFARINER, v. act. [Anfariné, né-e, . 4e é fer. long au 2d.] Le verbe ne se dit qu' au propre. Poudrer de farine "Les Bateleurs s'enfarinent. — Si on le dit au fig. ce ne peut être que dans le style comique ou satirique. "Le Cardinal du Perron n'y entendait sans doute pas finesse, quand il apelait ce livre (les Essais de Montagne) le bréviaire des honêtes gens. L'Evêque d'Avranches (Huet) était plus judicieux, en le regardant comme le bréviaire des honêtes paresseux et des ignorans studieux, qui veulent s'enfariner de quelque conoissance du monde, et de quelque teintûre des Lettres. Sabat. Trois Siècl. — On dit, en se servant du passif, qu' un homme est enfariné de quelque science, pour dire, qu' il n'en a qu'une légère teintûre; et qu'il est enfariné d'une opinion, d'une mauvaise doctrine, pour dire qu'il en est imbu, prévenu. — Dans ce dernier sens, on dit aussi enfariné tout seul. "Cet homme est enfariné: il est ataché à des erreurs condamnées. = On dit, proverbialement, il est venu nous dire cela, la gueule enfarinée, c. à. d. inconsidérément et avec une sotte confiance, croyant faire merveilles.

Traductions

enfariné

מקומח (ת), מְקֻמָּח