ennuyé, ée

ENNUYÉ, ÉE

(an-nui-ié, iée, an prononcé comme dans antérieur) part. passé.
Contrarié, fatigué.
Ennuyé de supplices, Ayant puni les chefs il pardonne aux complices [CORN., Cinna, III, 1]
Ennuyé de ce que je suis, je voudrais toujours être ce que je ne suis pas [BOURDALOUE, Sur la récomp. des saints, 1er avent, p. 26]
Ennuyés de vivre dans un pays si inculte, et poussés par leur férocité naturelle, ils descendirent jusqu'aux environs de la Vistule [FLÉCHIER, Hist. de Théodose, I, 47]
Qui éprouve l'ennui, le vide de l'âme. Les oisifs sont toujours ennuyés d'eux-mêmes.
J'épargne aux yeux d'autrui l'objet fastidieux D'homme ennuyé partout et partout ennuyeux [GRESSET, Sidnei, II, 2]
Si l'homme ennuyeux déplaît tant, L'homme ennuyé prétendrait-il à plaire ? [DELILLE, Convers. I]
L'homme ennuyé n'est jamais qu'ennuyeux [ID., ib.]
Substantivement. Un ennuyé. Les ennuyés.