enraciné, ée

ENRACINÉ, ÉE

(an-ra-si-né, née) part. passé.
Qui a pris racine. Un arbre enraciné sur ce monticule. Qui a beaucoup de racines, beaucoup de chevelu, en parlant d'une plante.
Fig.
Cette haine des rois Pour l'arracher des cœurs est trop enracinée [CORN., Cinna, II, 1]
Il faut que l'orgueil soit enraciné bien avant dans vos cœurs ! [BOSSUET, III, Annonc. 1]
Plus j'ai de raisons de partir de ce monde, plus je m'y trouve enracinée [MAINTENON, Lett. au duc de Noailles, 18 mars 1712]
C'est parce que je craignais prodigieusement que vous n'exerçassiez sur votre humble client l'habitude enracinée où vous êtes de vous moquer de lui [VOLT., Lett. au duc de Richelieu, 25 mai 1772]
Les préjugés ridicules introduits ou enracinés par les charlatans dans l'esprit du peuple [CONDORCET, Haller.]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    ENRACINÉ. Ajoutez :
    Terme de construction. Qui a un enracinement.
    La jetée enracinée au fort Abd-el-Kader [, Journ. offic. 17 juill. 1872, p. 4859, 3e col.]