ensaisiner

(Mot repris de ensaisine)

ENSAISINER

(an-sè-zi-né) v. a.
Terme de droit féodal. Reconnaître par acte un nouveau tenancier, en parlant du seigneur. Ancien terme de palais. Mettre en possession de quelque chose.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Vous ne l'eussiez pas rançonné, pris, n'ensaisiné son heritage [FROISS., liv. III, p. 303]
    Disoit l'en contre icellui Jehan qu'il s'estoit ensaisiné furtivement d'une coste-hardie [sorte de vêtement] dont il fut trouvé saisi [DU CANGE, ensaisinare.]
  • XVIe s.
    Un seigneur, soit censuel ou feodal, n'est tenu ensaisiner ni recevoir en foi le nouvel acquereur, s'il ne le satisfait aussi des anciens droits ct arrerages à lui dus [LOYSEL, 548]

ÉTYMOLOGIE

  • En 1, et saisine.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

ensaisiner

ENSAISINER. v. a. T. de Droit féodal. Il se disait Du seigneur censier, lorsque par un acte il reconnaissait un acquéreur pour son nouveau tenancier. Ensaisiner un contrat.

Dictionnaire de L'Académie française 6th Edition © 1835

ensaisiner

Ensaisiner, Mettre en possession et saisine, Mittere in possessionem.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606