entiché, ée

ENTICHÉ, ÉE

(an-ti-ché, chée) part. passé.
Qui commence à se gâter, en parlant des fruits.
Des fruits entichés [, Dict. de l'Acad.]
Aujourd'hui on ne dit plus guère que taché.
Fig. Qui a quelque lésion morale comparée à la lésion d'un fruit entiché.
Mon frère, ce discours sent le libertinage ; Vous en êtes un peu dans votre âme entiché [MOL., Tart. I, 6]
Grâce au ciel, je ne suis point entiché de ce vice-là [LESAGE, Diable boit, ch. 3]
Exempte du défaut qui nous est reproché Et dont monsieur Léandre est si fort entiché [BOISSY, Babillard, sc. 1]
Raisonner est de toutes les folies des hommes celle qui nuit le moins au genre humain, et l'on voit même des gens sages entichés parfois de cette folie-là [J. J. ROUSS., Lett. de la mont. 5]
Qui est opiniâtrément attaché à. Il est entiché de cette opinion.