entr'aimer

s'entr'aimer

v.pr.
Litt. S'aimer l'un l'autre : Ils se sont entr'aimés.

ENTR'AIMER (S')

(an-trè-mé) v. réfl.
S'aimer l'un l'autre.
Et si la ressemblance est par où l'on s'entr'aime, J'ai lieu de vous aimer comme un autre moi-même [CORN., Attila, III, 4]
Je n'ai que trop de tendresse à rendre de petits services, quand je vois des gens qui s'entr'aiment en tout bien et en tout honneur [MOL., l'Avare, IV, 1]
Souvenez-vous que tous les hommes doivent s'entr'aimer [FÉN., Tél. XX]
Rien ne serait plus insipide si l'on ne faisait que s'entr'aimer [FONTEN., Dial. II, Morts anc. et mod.]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Mout doucement [ils] s'entr'aiment, loiaument, sans feintise [AUDEFROI LE BAST., Romancero, p. 19]
  • XVe s.
    Savoysiens et Bourguignons de tous temps se entre aymoient [COMM., II, 5]
  • XVIe s.
    Il veult que nous nous entraymions l'ung l'autre comme freres [DESPER., Cymbal. 102]

ÉTYMOLOGIE

  • Entre, et aimer ; provenç. entramar.