entretènement

ENTRETÈNEMENT

(an-tre-tè-ne-man) s. m.
Action de pourvoir à l'entretien de quelqu'un ou de quelque chose.
Vous me direz qu'à ce compte-là vous ne devez rien ni à la lune ni au soleil, parce que ce qu'ils tournoient au ciel, ils ne le font pas pour l'amour de vous ; ils le font pour le bien et pour l'entretènement de l'univers [MALH., le Traité des bienf. de Sénèque, VI, 20]
L'entretènement de ses plaisirs ne coûte rien à personne [BALZ., le Prince, ch. 17]
La respiration n'est pas moins nécessaire à l'entretènement de ce feu [DESC., l'Homme.]
L'entretènement des soldats [PERROT, Tacite, 64]
Dès lors qu'un endroit [de la levée de la Loire] se dément [détériore], On le rétablit tout à l'heure ; La moindre brèche n'y demeure, Sans qu'on y touche incessamment, Et pour cet entretènement, Unique obstacle à tels ravages, Chacun a son département [LA FONT., t. VI, p. 388, édit. WALCKENAER.]
Salomon donnait à Hiram pour l'entretènement de sa maison vingt mille mesures de froment et vingt mesures d'huile très pure [SACI, Bible, Rois, III, v, 11]
L'amitié de cet oncle ne va pas toute seule, il y faut de l'entretènement [SÉV., 506]
Il a vieilli. L'on ne dit plus guère que entretien.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Par quoy il n'y eut point de gouvernement ni entretenement en leurs gens [FENIN, 1415]
    En Espagne avoit toutes paroles d'amitié et d'entretenement et presens par tout, de tous costez [COMM., VI, 8]
  • XVIe s.
    Gens d'apparence, et gens d'entendement, De bonne grace et d'entretenement, De grand beauté, d'honneste accoustrement [, la Marguerite de la marguer. f° 303, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Entretenir.