escobarder

ESCOBARDER

(è-sko-bar-dé)
V. n. User de réticences, de mots à double entente dans le dessein de tromper.
Nous n'escobarderons point sur une des plus grandes questions qui nous aient été jamais soumises [MIRABEAU, Collection, t. v, p. 415]
V. a. Obtenir, se procurer selon les décisions d'Escobar.
C'est ainsi qu'on escobardait les survivances depuis que le roi n'en voulait plus donner que des charges de secrétaire d'État [SAINT-SIMON, 353, 147]

ÉTYMOLOGIE

  • Escobar, avec l'addition d'un d, comme si le nom s'écrivait Escobard (voy. MARIVAUDAGE). Ce verbe n'a pas été fait d'après le caractère de l'homme, qui fut toujours d'une piété exemplaire, mais parce que dans sa Théologie morale universelle, discutant tous les cas possibles, il conclut en autorisant les deux partis opposés en cette façon : Les sujets sont obligés et ne le sont pas de payer le tribut.... Un faux serment est un péché mortel et n'en est pas un, etc.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

escobarder

ESCOBARDER. v. intr. User de réticences. de mots à double entente, d'équivoques, dans le dessein de tromper. Il est familier.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5
Traductions

escobarder

heucheln