essart

(Mot repris de essarts)

essart

n.m. [ du lat. sarire, sarcler ]
Terre défrichée en vue de sa mise en culture.

ESSART

(è-sar) s. m.
Champ qui était en friche et couvert de bois, et qui est défriché et prêt à être mis en culture.
S'est dit aussi de remuements de terre.
Toutes les levées, essarts, écluses, palissades, pêcheries, moulins et autres ouvrages faits de nouveau.... dans la rivière de Charente... [, Règlement, 30 août 1662]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Des doze pers i ferai grant essart [, Ronc. p. 42]
    Il a plus d'ennemis que lievres en essart [, Sax. XXIX]
    Li reis ert [était] riches huem, sages et de grant art, Sout [sut] bien que chardenal [les cardinaux] sunt pernant [prenant] et lumbart ; Coveiteus sunt d'aveir plus que vilain d'essart [, Th. le mart. 56]
  • XIIIe s.
    Berte s'en va fuiant par delez un essart [, Berte, XXII]
  • XVIe s.
    Moiennant que la pluie survienne sur tel bruslement, laquelle de necessité convient attendre, et fuir les vents pour les raisons des essars [O. DE SERRES, 90]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. ESSARTER ; wallon, sar, saur ; picard, sart, champ ; provenç. eissart ; bas-lat. exsartum, qui se trouve dans les lois barbares. Dans l'ancienne langue, essart, par une extension facile à comprendre, avait aussi le sens de lieu désert, et, par suite, de destruction, dégât.

essart

ESSART. n. m. Terre qu'on a déboisée pour la défricher.

Il se dit aussi d'un Taillis qu'on défriche après chaque coupe.