féer

FÉER

(fé-é) v. a.
Douer de propriétés magiques. Les vieux contes disent souvent : Je vous fée et refée.
Mais qu'au combat où rien ne sert armure, Où rien ne sert qu'on ait féé la peau.... [DESHOUL., Rondeau redoublé au duc de St-Aignan]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Atant es vous Auberon le faé [, Huon de Bordeaux, v. 3855]
  • XIIIe s.
    Moult ont Jason entr'eus loé ; Bien dient tous qu'il est faé [DU CANGE, fadus.]
  • XVIe s.
    Son mast, de male fortune, toucha un peu on [au] fust de la masse de Loupgarou, qui estoit pheée [RAB., Pant. II, 19]

ÉTYMOLOGIE

  • Fée ; provenç. fadar, faidar ; espagn. hadar ; portug. fadar ; ital. fatare.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

féer

FÉER. v. tr. Douer d'un pouvoir magique. Le participe passé FÉÉ, ÉE, se dit d'un Objet qui a reçu un pouvoir magique. Les bottes du Petit Poucet étaient féées. Le balai était féé. Il est très vieux.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

féer


FÉER, v. act. FÉERIE, s. f. Le verbe est vieux, et il n'a d'usage que dans les vieux Contes des Fées: "Je te fée et refée; je t' enchante et réenchante. = Féerie, l'art des Fées, enchantement. "Cela me semble n'avoir pu se faire que par Féerie. Voit. Il n'est que du style badin. — On a dit anciènement faérie.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

féer

feien