fermier, ière

FERMIER, IÈRE

(fèr-mié-, miê-r') s. m. et f.
Celui celle qui tient à bail un bien-fonds, une exploitation rurale. Un fermier actif et intelligent.
Tout ce qu'on boit est bon, tout ce qu'on mange est sain ; La maison le fournit, la fermière l'ordonne [BOILEAU, Ép. VI]
Terme de jurisprudence. Fermier judiciaire, celui à qui le bail de quelque héritage saisi a été adjugé par autorité de justice. Se dit aussi, dans le langage agricole et d'une manière générale, du cultivateur, de celui qui pratique l'agriculture, qu'il soit fermier ou propriétaire.
Il se dit aussi de celui, de celle qui prend des droits, des entreprises à ferme. Le fermier des chaises d'une église. Fermier des jeux. Fermier d'annonces, celui qui prend à ferme les annonces dans un journal. Terme de jeux. Se dit du joueur qui a pris la ferme ou banque au plus haut prix.
Fermier, celui à qui le souverain afferme le droit de lever certains impôts.
Les fermiers généraux dont il avait dévoilé au peuple les vols et les rapines, accoutumés jusque-là à s'engraisser des deniers publics, jetèrent alors les hauts cris [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. I, p. 489, dans POUGENS]
En particulier, dans l'ancienne monarchie, fermier général, ou, simplement, fermier, un de ceux auxquels les droits du roi étaient affermés.
Je vois, monsieur, que vous êtes patriote et homme de lettres autant pour le moins que fermier général ; vous me faites souvenir d'Atticus, qui était fermier général aussi, mais c'était de l'empire romain [VOLT., Lett. d'Agincourt, 17 déc. 1770]
Adj. Garçon fermier.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    En tel cas ne doivent penre [prendre] li hoir que ce que li fremier doivent [BEAUMANOIR, 16]
  • XVe s.
    Prestre fermier ou vicaire de l'eglise parrochial de Croissy [DU CANGE, firmarius.]

ÉTYMOLOGIE

  • Ferme, 2.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    FERMIER. Ajoutez :
    Adj. Fermier, fermière, qui appartient aux fermes. Pompe fermière.