festoyer ou fétoyer

FESTOYER ou FÉTOYER

(fè-sto-ié ou fè-toi-ié ; plusieurs disent fes-toi-ié ou fé-to-ié) v. a.
Il se conjugue comme employer. Terme familier. Faire fête à quelqu'un, le bien recevoir.
Il semblait que la terre et le ciel, à l'envi de Mme du Vigean, voulaient festoyer la plus belle princesse du monde [VOITURE, Lett. 10]
Se festoyer, v. réfl. Se faire fête l'un à l'autre. Ils se sont festoyés joyeusement.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Jà n'est pas ui [aujourd'hui] sabat ne tens de festeer [, Rois, p. 358]
  • XIIIe s.
    [Les dames] Carolent [dansent] et festoient et chantent hautement [, Berte, IX]
  • XVe s.
    Les seigneurs qui alloient voir le roi et la roine et leur conseil, pour festier et pour apprendre des nouvelles [FROISS., I, I. 32]
    Ordonnerent les seigneurs à approcher canons, veugleres et bombardes devant la dicte ville [dont ils commençaient le siége], pour festoyer ceux de dedans [MONSTREL., t. III, p. 57, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Que l'on adjousteroit un jour d'avantage aux feries latines, et que desormais on en festoyeroit et chommeroit quatre [AMYOT, Cam. 73]
    Est-ce afin que ton heritier Ayt mieux de quoy se festier, Jouissant de tes abstinences ? [ST-GELAIS, 36]

ÉTYMOLOGIE

  • Fête, anciennement feste ; provenç. festejar, festegar ; espagn. festejar ; ital. festeggiare. Festoier, festeer, festier, ne sont que des prononciations différentes du même mot.