fontange

FONTANGE

(fon-tan-j') s. f.
Nœud de ruban que les femmes portaient sur leur coiffure. Cette coiffure changea de forme.
La fontange devint une sorte d'édifice à plusieurs étages de fil d'archal, sur lesquels on plaçait différents morceaux de toile séparés par des rubans ornés de boucles de cheveux qui les recouvraient tout à fait [FEUILLET DE CONCHES, Caus. d'un cur. t. II, p. 216, note 3]
À hausser sa fontange en coquette éventée [HAUTEROCHE, Bourg. de qualité, I, 5]
Combien n'a-t-on pas vu de belles aux yeux doux, Tout à coup se changer en bourgeoises sauvages.... Et, découvrant l'orgueil de leurs rudes esprits, Sous leur fontange altière asservir leur maris [BOILEAU, Sat. X]

ÉTYMOLOGIE

  • Le soir, comme on se retirait [à une partie de chasse], il s'éleva un petit vent qui obligea Mlle de Fontange de quitter sa capeline ; elle fit attacher sa coiffure par un ruban dont les nœuds tombaient sur le front, et cet ajustement de tête plut si fort au roi, qu'il la pria de ne se coiffer point autrement de tout ce soir ; le lendemain toutes les dames de la cour parurent coiffées de la même manière ; voilà l'origine de ces grandes coiffures qu'on porte encore, et qui, de la cour de France, ont passé dans presque toutes les cours de l'Europe, [BUSSY-RABUTIN, la France gal.]
    Mlle de Fontange a été une des maîtresses de Louis XIV. La terre de Fontange est appelée en latin Fontania, de fontana, fontaine.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

fontange

FONTANGE. n. f. Noeud de rubans que les femmes portaient autrefois sur leur coiffure.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

fontange


FONTANGE, s. f. Noeud de rubans que les femmes portent sur leur coifûre. Il tire son nom de Madame de Fontange.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

fontange

fontange