frappement

(Mot repris de frappements)

frappement

n.m.
Action de frapper ; bruit produit par ce qui frappe : Entendre des frappements à la porte coup
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

FRAPPEMENT

(fra-pe-man) s. m.
Action de frapper.
Pour le frappement des baguettes [des huissiers devant les présidents], je n'y vois d'origine que la foule, et d'avertir de faire place [SAINT-SIMON, 374, 23]
Le frappement du rocher, l'action de Moïse le frappant pour en faire jaillir l'eau. Le frappement du rocher par Moïse est un des beaux tableaux du Poussin.
Dans des événements aussi considérables que fut celui du frappement du rocher, on peut croire qu'il arrive toujours des choses merveilleuses [POUSSIN, Lettres, p. 354]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Frapement [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Frapper.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

frappement

FRAPPEMENT. n. m. Action de frapper. Le frappement des baguettes de tambour. Le frappement du pied.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

frappement

Frappement, Contusio, Planctus, Percussus, Percussio, Pulsatio, Verberatus, Verberatio.

Frappement des pieds contre terre, Supplosio.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

frappement


FRAPPEMENT, ou FRAPEMENT, s. m. FRAPPER, ou FRAPER, v. a. [Frapeman, ; 2e e muet au 1er, é fer. au 2d.] L'Académie ne dit frappement que de l'action de Moyse, frapant le rocher. Trév. ne dit que frapement de mains, aplaudissement. On ne le dit sérieusement que dans la première acception: l'autre ne peut avoir lieu que dans le style badin, plaisant, comique, ou critique. = Fraper, 1°. Doner un ou plusieurs coups. "Pourquoi le frapez-vous? Fraper la terre du pied. = 2°. V. n. Fraper à la porte "l'heure a frapé. = Fig. "Le son frape l'oreille. "Objet qui frape la vue, l'imagination, l'esprit. Il régit de ou dans.
   Fatale vérité, que j'ai trop combatue,
   De quel afreux éclat viens-tu fraper ma vue?
       Créb.
  Je vais fraper son coeur par l'endroit le plus tendre.
      Camp.
Dans l'endroit aurait mieux été, à mon avis. — Avec prendre, la prép. par est plus selon l'usage. = 3°. Être frapé, régit l'ablatif (la prép. de). Être frapé d'étonement, d' anathème, d'une opinion. Être frapé de la foudre, du tonerre, de la peste, d'apoplexie. = Frapé au coin, se dit au propre et au figuré. Monaie frapée au coin du Roi; homme frapé à un bon, ou à un mauvais coin, qu'on a imbu de bones ou de mauvaises impressions. — En parlant des ouvrages d'esprit, un endroit bien frapé, un portrait bien frapé, des vers bien frapés, pleins d'énergie. = Du vin frapé de glace, qu'on a fait rafraîchir dans la glace.
   REM. Frapé, se dit des maladies, mais seulement de celles qui sont mortelles et subites. Frapé d'un ulcère à la langue, comme dit le P. Charlevoix, me parait une expression vicieûse et presque ridicule. La métaphore n'y est pas juste. Un ulcère n'est pas censé fraper, comme la peste, l'apoplexie, etc. qui se déclârent tout d'un coup et avec violence.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Synonymes et Contraires

frappement

nom masculin frappement
Bruit produit en frappant.
Le Grand Dictionnaire des Synonymes et Contraires © Larousse 2004
Traductions

frappement

הלימה (נ) [הלימות], מהלומה (נ)