frater

FRATER

(fra-tèr) s. m.
Par ironie, garçon chirurgien, alors que les chirurgiens barbiers avaient des garçons. Par extension, chirurgien ou médecin de bas étage.
Un magister, s'empressant d'étouffer Quelque rumeur parmi la populace, D'un coup dans l'œil se fit apostropher, Dont il tomba faisant laide grimace ; Lors un frater s'écria : place ! place ! J'ai pour ce mal un baume souverain [J. B. ROUSS., Épigr. I, 25]
Celui qui fait la barbe à bord d'un vaisseau et dans un régiment.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ainsi ce pauvre frater [moine] commença à bruler par telle concupiscence, que.... [MARG., Nouv. XXIII]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. frater, frère. Il est possible que ce mot de frater vienne des moines chirurgiens. Dans les campagnes normandes et ailleurs on appelle frater un barbier.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

frater

FRATER. n. m. (On prononce l'R final.) Mot transporté du latin dans notre langue sans aucun changement et dont on se servait autrefois pour désigner un Garçon chirurgien. On le dit encore en plaisantant, et d'une manière ironique, pour désigner dans les couvents un Religieux qui n'est pas prêtre et qui est occupé aux emplois domestiques.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

frater


FRATER, s. m. [2e ê ouv.] Mot latin, transporté dans notre langue sans changement. En latin, il signifie frère, en français, garçon chirurgien. Il ne se dit que par mépris.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788