gaillardise

gaillardise

n.f.
Litt. (Souvent au pl.) Écrits, propos gaillards, grivois : Lancer des gaillardises gauloiserie, paillardise

GAILLARDISE

(ga-llar-di-z', ll mouillées, et non ga-yar-di-z') s. f.
Gaieté un peu vive.
Il était d'une gaillardise, qui faisait honte à ses amis éloignés [SÉV., 45]
Discours, propos un peu libre, qui n'a pas peur d'effaroucher les oreilles ; licence d'imagination à laquelle on s'abandonne en se jouant.
Pour réparer des offenses si sensibles, vous croyez faire assez de m'exhorter à vous répondre sans outrages, pour nous repentir après tous deux de nos folies, et de me mander impérieusement que, malgré nos gaillardises passées, je sois encore votre ami, afin que vous soyez encore le mien [CORN., Lett. apolog.]
Elle m'écrit des gaillardises, malgré tous ses maux [SÉV., 82]
Qu'on chante et l'on dise Quelque gaillardise Qui nous scandalise En nous égayant [BÉRANG., Cocagne.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Quand un escuyer veut prendre peine, il dresse et accommode en un an, voire un gros cheval de charrette, en telle sorte qu'il le fera paroistre avecques quelque gaillardise [LANOUE, 112]

ÉTYMOLOGIE

  • Gaillard 1 ; provenç. galiardia ; esp. gallardia ; portug. galhardia ; ital. gagliardia.

gaillardise

GAILLARDISE. n. f. Gaieté avec une pointe de vanterie. Il a fait cela par gaillardise, par pure gaillardise. Ce n'est qu'une gaillardise.

Il se dit aussi des Discours, des propos un peu libres. Dire des gaillardises.

gaillardise

Gaillardise, Hilaritas, Venusta facetia.

Synonymes et Contraires

gaillardise

nom féminin gaillardise
Littéraire. Parole, écrit un peu trop libre.