galipot

GALIPOT

(ga-li-po ; le t ne se lie pas) s. m.
Térébenthine concrète, impure, qui s'est solidifiée sur l'arbre même par l'évaporation spontanée de son essence. Sorte de mastic particulier à la marine, composé de résine et de matières grasses.

ÉTYMOLOGIE

  • Origine inconnue. Il est écrit galipo, dans une Déclaration du roi, nov. 1640, tarif : galipo ou gros encens, le cent pesant, cinq livres.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • GALIPOT. - ÉTYM. Ajoutez : D'après M. Bugge, Romania, n° 10, p. 149, galipot est issu de l'allem. Klibe, gummi, lacrima arborum, qui se lit dans un glossaire, imprimé en 1517, de mots recueillis en Anhalt et à Leipzig. On trouve avec le même sens kliber, bas-allem. kliwer dans la Poméranie, néerland. klibber. La source de ces mots est le moyen haut-allem. klîben, être adhérent. Pour l'insertion de l'a dans galipot, comparez canif de knife. Le p se rapporte à une forme du haut-allem. ; comparez le bavar. klepig, kleppig, le même que klebig. Quant aux consonnes, l'autrichien gleppe pour klebe, glouteron, est analogue au français galipot. D'autres disent que galipot est le hollandais gleypot, urceolus fictilis (Kilian), HENSLEIGH WEDGWOOD, Transactions of the philological society, 1873-1874, part. I, p. 65. Le galipot, sorte de térébenthine, serait dit du vase contenant. Mais, comme les copeaux des pins qui fournissent le galipot se nomment galipes (voy. ce mot au Supplément), il est vraisemblable que galipot en provient ; on ignore l'origine de galipe ; peut-être est-ce à galipe qu'il faut appliquer l'étymologie proposée par M. Bugge.

galipot

GALIPOT. n. m. Résine solide qu'on tire du pin par incision.

Il désigne aussi une Sorte de mastic fait de résine et de matières grasses.