gelé, ée


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GELÉ, ÉE

(je-lé, lée) part. passé de geler
Transformé en glace. De l'eau gelée.
J'ai exposé à un froid de douze à treize degrés des chrysalides de la belle chenille du chou ; elles paraissaient gelées très à fond, et, quand je les laissais tomber dans un vase de porcelaine, elles y rendaient le même son qu'une petite pierre ; cependant elles n'étaient point mortes [BONNET, Lett. div. t. XII, p. 11, dans POUGENS]
Durci par la gelée.
Là, sur les sillons raidis d'un champ gelé et parsemé de débris russes et français, il voulut, par la puissance de ses paroles, se décharger du poids de l'insupportable responsabilité de tant de malheurs [SÉGUR, Hist. de Nap. IX, 8]
Atteint par la gelée. Il eut les pieds gelés à la retraite de Moscou.
Plusieurs de ses soldats tombaient morts de froid dans leurs postes ; et les autres, presque gelés, voyant leur roi qui souffrait comme eux, n'osaient proférer une plainte [VOLT., Charles XII, 8]
Ce ne fut qu'à onze heures du soir que les Russes y renoncèrent [à enlever un refuge où les Français étaient retirés], et qu'à demi gelés ils en allèrent chercher un autre dans les villages environnants [SÉGUR, Hist. de Nap. XI, 12]
Par exagération. Être gelé, avoir très froid. Avoir les pieds gelés, avoir très froid aux pieds. Fig. Il a le bec gelé, se dit d'une personne qui affecte de garder le silence. Il n'a pas le bec gelé, se dit d'un grand babillard.