grossoyer

(Mot repris de grossoierais)

GROSSOYER

(grô-so-ié ; plusieurs disent grôsoi-ié ; l'y se change en i devant l'e muet : je grossoie, je grossoierai) v. a.
Faire la grosse d'un acte.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Lequel Boileaue avoit fait groussier et escripre une fausse lettre [DU CANGE, grossa.]
  • XVe s.
    Le roi de France envoya en ce pays messire Roger d'Espaigne et un president de la chambre de parlement de Paris et belles lettres grossoyées et scellées [FROISS., II, III, 11]
  • XVIe s.
    Lettres une fois grossoiées, ne peuvent estre regrossoiées sans appeller la partie, et ordonnance de justice [LOYSEL, 893]

ÉTYMOLOGIE

  • Gros, avec le suffixe oyer ou eyer. En un autre sens : La mer grossoyoit [devenait grosse], a dit Joinville, 286.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

grossoyer

GROSSOYER. (Il se conjugue comme BROYER.) v. tr. Expédier un acte, en faire la grosse. Grossoyer un contrat. Faire grossoyer un jugement, un arrêt. Grossoyer une requête.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

grossoyer

Grossoyer une lettre, Tabulas conficere, Inferre in tabulas, voyez Minute.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

grôssoyer


GRôSSOYER, v. act. [Grô-soa-ié: 1re lon. dern. e muet.] Faire la grôsse. (n°. 2°.) l'expédition d'un acte, d'un contrat. "Grossoyer un contrat, une obligation.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788