héberge

HÉBERGE

(é-bèr-j') s. f.
Endroit où deux bâtiments établis sur un même mur commencent à se séparer, étant d'inégale hauteur.
Tout mur servant de séparation entre bâtiments est présumé mitoyen jusqu'à l'héberge [, Code Nap. art. 653]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Aussi est il loisible au voisin les estouper [fenêtres de l'autre voisin] en se servant du mur, et remboursant son voisin de la moitié d'icelui, selon son heberge [LOISEL, 285]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. HÉBERGER. Heberge, dans l'ancienne langue signifiait logis, demeure (XIIIe s. Et nostre gent retornerent arieres en leur herberges, VILLEH., LXXXIII) ; de là, particulièrement, le sens de mur commun entre deux logis.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

hébergé

HÉBERGÉ, ÉE. participe

Dictionnaire de L'Académie française 6th Edition © 1835

heberge

Heberge, m. penac. Qu'on dit aussi Herberge, comme au 9. chap. art. 8. des coust. de Par. Et Esberge, c'est maison, logis: Domus, habitaculum, Et aussi Hospitium, Diuersorium, l'Italien dit pareillement Albergo, Et l'Espagnol Alvergue, et Alvergueria, Pour le mesmes, voyez Auberge.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606