hobereau

(Mot repris de hobereaux)

*hobereau

[ ɔbro] n.m. [ de l'anc. fr. hobier, faucon ]
(Souvent péjor.) Gentilhomme campagnard : Les hobereaux de Maupassant.

HOBEREAU

(ho-be-rô) s. m.
Petit oiseau de proie qui était surtout employé à la chasse des alouettes. Hobereau proprement dit, falco subbuteo, LINNÉ, ; c'est lui qu'on dressait à la chasse aux alouettes, espèce française chassant aujourd'hui pour son propre compte. Hobereau-moineau, falco caerulescens, GMELIN, le plus petit des oiseaux de proie connus ; habite l'Inde. Le hobereau des pigeons, falco columbarius, GMELIN, espèce de l'Amérique du Nord. Hobereau huppart, nom sous lequel on a désigné le sophote indique (rapaces) de Lesson.
Fig. et par dénigrement, petit gentilhomme campagnard.
Que tous ces hobereaux restent ensevelis... [NOUGUIER, Odyssée à la mode, p. 146]
On y met notre tête [des loups] à prix ; Il n'est hobereau qui ne fasse Contre nous tels bans publier [LA FONT., Fabl. X, 5]
Dans quelques-unes de nos provinces, on donne le nom de hobereau aux petits seigneurs qui tyrannisent leurs paysans, et, plus particulièrement, au gentilhomme à lièvre qui va chasser chez ses voisins sans en être prié, et qui chasse moins pour son plaisir que pour le profit [BUFF., Ois. t. II, p. 44]

REMARQUE

  • On a dit houbereau :
    Je ne vous entends point. - A-t-il des houbereaux ? - Encore moins [SCARRON, D. Japhet d'Arm. II, 1]
    Cela convient bien, ma foi, à ces petits houbereaux [MARIVAUX, Pays. parv. 6e part.]
    On a dit aussi hobreau :
    Ce nom de hobreau appliqué aux gentilshommes de campagne [BUFF., Ois. t. II, p. 45, note 6]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Ceux [oiseaux] qui volent à tour hault sont le faulcon, le lasnier, le sacre et le hobe [, Modus, f° LXXVI, verso]
    Et qui veult son enfant apprendre à affaitier et gouverner faulcon, si luy baille hobes pour affaittier [, ib. f. CI, verso]
  • XVIe s.
    Du mot hobreau, on ne peut douter qu'il ne vienne de là, quand on dit d'un petit gentilhomme qui a bien peu de moyen : c'est un hobereau [H. EST., Précell. p. 93]

ÉTYMOLOGIE

  • Diminutif de l'anc. franç. hobe, petit oiseau de proie. D'après Diez, hobereau vient de l'angl. hobby, signifiant à la fois un petit vautour et une sorte de cheval. Évidemment, hobe et hobby sont le même mot ; mais on ne sait lequel vient de l'autre. Comme, d'après le Dictionnaire de Trévoux, le hobereau se dit aussi aubrier, comme il se dit albanel en provençal, on a conjecturé que hobe pouvait être pour aube, et que cela signifiait l'oiseau blanchâtre. Pour que cette conjecture prît de la consistance, il faudrait qu'on trouvât, en d'anciens textes français, aube pour hobe. À la vérité, on a l'exemple de hobin changé en aubin (voy. ce mot) ; mais cela ne justifierait pas l'étymologie par aube, et tendrait seulement à montrer que le hobby anglais est entré dans le français au moins avec son sens de cheval.

hobereau

HOBEREAU. (H est aspirée.) n. m. Espèce de petit faucon qui ne chasse que les petits oiseaux.

Il se dit, figurément et par ironie, d'un Petit gentilhomme campagnard. Il n'y a que des hobereaux dans ce voisinage.

hobereau


HOBEREAU, s. m. [L'h s'aspire: Ho-bero: 2e e muet; 3e dout. au sing. lon. au plur. Hobereaux.] Au propre, espèce de petit oiseau de proie. Au figuré, st. famil. et méprisant, petit gentilhomme de campagne.

Traductions

hobereau

Baumfalke, Junker

hobereau

hobby

hobereau

alaŭdfalko

hobereau

hidalgo de aldea, hidalgo de gotera, hidalgüelo, tagarote

hobereau

boomvalk

hobereau

esmerilhão