hoyau

HOYAU

(ho-iô ; plusieurs disent hoi-iô) s. m.
Houe à lame forte, aplatie, taillée en biseau, employée au défoncement des terrains et aux façons de la petite culture qui demandent le plus de force.
N'allez pas croire que Pomone et Vertumne vous sachent beaucoup de gré d'avoir sauté en leur honneur.... il n'y a d'autre Pomone ni d'autre Vertumne que la bêche et le hoyau du jardinier [VOLT., Dict. phil. Superstition, IV]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    De piques, de hoeaux [ils] furent bien pourveü, Et de leviers de fer afilez et agu. [, Guesclin. 19948]
  • XVe s.
    Et là houoient [les Anglois] et picquoient de pics et de hoyaux à leur pouvoir [FROISS., II, II, 131]
    Et les hoyaux à racler par chemins [E. DESCH., Poésies mss. f° 385]

ÉTYMOLOGIE

  • Diminutif de houe, avec changement de genre.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

hoyau

HOYAU. (H est aspirée.) n. m. Sorte de houe à deux fourchons, qui sert à fouir la terre.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

hoyau

Hoyau, m. acut. Est un instrument rustique de fer, larget en l'endenture et espais d'un espalin de long ou environ, emmanché d'un long et fort manche de bois, servant à fouiller le tuf, les gravois, la pierre et la terre. En aucuns pays on l'appelle Bezoche, Ligo, onis.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

hoyau


HOYAU, s. m. [Aspirez l'h: hoa-io; au plur. hoyaux.] Hoûe à deux fourchons, dont on se sert à fouiller la terre.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

hoyau

חפרור (ז)

hoyau

pastinum