immortification

(Mot repris de immortifications)

IMMORTIFICATION

(i-mmor-ti-fi-ka-sion ; en vers, de sept syllabes) s. f.
Dans le style ascétique. État d'une personne qui n'est pas mortifiée.
On conserve avec un extérieur réglé et mortifié une très-grande immortification intérieure [NICOLE, Essais, t. XIII, p. 306, dans POUGENS]
L'immortification, le relâchement, la recherche des commodités, des superfluités et des aises [MASS., Profess. relig. Serm. 3]
Cet ascendant de volupté, d'immortification qui fait comme mon être propre [ID., Av. Disp.]
L'esprit du monde est un esprit de paresse et d'immortification [ID., Myst. Pentecôte.]
Acte d'immortification.
Les femmes connaissent leurs défauts, elles sentent leurs immortifications, leurs promptitudes [NICOLE, Pensées, p. 132]

ÉTYMOLOGIE

  • Im... négatif, et mortification.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

immortification

IMMORTIFICATION. n. f. T. d'Ascétisme. État d'une personne qui n'est pas mortifiée.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

immortification


IMMORTIFICATION, s. f. IMMORTIFIÉ, ÉE, adj. [Im-mortifika-cion, en vers, ci-on; fi-é, fi-é-e.] C'est le contraire et l'absence de la mortification. "Passions immortifiées; l'immortification de l'esprit, des passions. = Ces mots ne sont pas anciens dans la langue. Au commencement du siècle, La Touche les compte au nombre de ceux qui se trouvaient dans de bons Auteurs, mais qui n'étaient pas généralement reçus. Ils étaient pourtant, dès-lors, insérés dans le Dict. de l'Acad. qui ne les admet qu'en style de dévotion.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788