improbation

(Mot repris de improbations)

IMPROBATION

(in-pro-ba-sion ; en vers, de cinq syllabes) s. f.
Action d'improuver.
Corbinelli n'a trouvé que des épines et des improbations [SÉV., 451]
Tout lui était indifférent [dans une promotion], pourvu disait-elle [Mme de Coulanges], que le roi vous eût rendu [à M. de Grignan] cette justice ; le chevalier en riait de bon cœur, entendant dans cette approbation l'improbation de quelques autres [ID., 3 déc. 1688]
Quoiqu'il soit pénétré de son mérite, la plus légère improbation l'aigrit [VAUVENARGUES, l'Important.]
Là [à la cour] l'étonnement est presque toujours de l'improbation ; c'est la manière la plus respectueuse de critiquer les souverains et les princes [GENLIS, Mme de Maintenon, t. II, p. 91, dans POUGENS]

HISTORIQUE

  • Lat. improbationem (voy. IMPROBATEUR).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • IMPROBATION. - REM. Bouhours hésitait encore sur l'emploi de ce mot, Doutes sur la langue française, p. 18 de la nouvelle édit. 1691.

improbation

IMPROBATION. n. f. Action d'improuver. Se taire quand on entend louer un ouvrage est une marque d'improbation. Murmure d'improbation.