improuver

(Mot repris de improuvai)

IMPROUVER

(in-prou-vé) v. a.
Ne pas approuver, blâmer.
Ils ont raison d'improuver ce sentiment [PASC., Prov. IX]
Certains esprits durs et farouches.... sont indignes de jamais comprendre ces sortes de beautés [des fables de la Fontaine], et sont condamnés au malheur de les improuver, et d'être improuvés aussi des gens d'esprit [SÉV., 14 mai 1686]
Ce grand roi [Charles II], qui remplit de tant de vertus le trône de ses ancêtres.... n'improuvera pas notre zèle, si nous souhaitons devant Dieu que lui et tous ses peuples soient comme nous [catholiques] [BOSSUET, Duch. d'Orl.]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Et dit Eustrate que Aristote ne improuve pas bien ceste oppinion quant à l'intention de Platon [ORESME, Eth. VI (10).]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. improbare, de in, négatif, et probare, approuver (voy. PROUVER).

improuver

IMPROUVER. v. tr. Ne pas approuver, blâmer. Tout le monde improuve sa conduite. Improuver hautement ce que fait une personne.

improuver


IMPROUVER, v. act. Désaprouver. "Tout le monde improuve sa conduite. — Ce mot n'est pas ancien dans la langue, et n'est pas encôre d'un usage universel. Plusieurs, par habitude, préfèrent désaprouver. "Il n'improuvoit pas la pratique des autres. Le P. Fontenai. Les Pères n' ont pas improuvé d'aprendre et de prononcer les Sermons d'autrui. Le P. Gaichiés. — Ce régime est vicieux. Il faut: qu'on aprène et qu'on prononce, etc.