inalliable

INALLIABLE

(i-na-li-a-bl') adj.
Qui ne peut être combiné par alliage. Ces deux métaux sont inalliables. Fig.
C'est par ce regard de la volonté divine que nous allions ces mouvements qui paraissent d'abord contraires et inalliables, tant à l'égard du passé que de l'avenir [l'approbation de ce qui vient de Dieu, et la condamnation de ce qui vient de l'homme] [NICOLE, Ess. de mor. 2e traité, chap. 3]
Vous ôter votre tristesse, comme une chose inalliable et incompatible avec votre santé [SÉV., Lett. à du Plessis, 20 août 1690]
Vous vous trompez de regarder comme inclinations inalliables avec la piété ces penchants.... [MASS., Car. Pécheresse]
Nous voulions allier ce que cet homme céleste.... croyait inalliable [ID., Confér. Zèle contre les scandales]
Pour empêcher que son peuple ne se fondît parmi les peuples étrangers, il [Moïse] lui donna des usages inalliables avec ceux des autres nations [J. J. ROUSS., Pologne, 2]
On trouve quelquefois dans l'esprit des hommes les plus sages des idées par leur nature inalliables, que l'éducation, la coutume ou quelque impression violente ont liées irrévocablement dans leur mémoire [VAUVENARGUES, Justesse.]

ÉTYMOLOGIE

  • In.... 1, et alliable.

inalliable

INALLIABLE. adj. des deux genres. T. d'Arts. Il ne s'emploie guère qu'en parlant des Métaux qui ne peuvent s'allier l'un avec l'autre. Ces deux métaux sont inalliables. Fig., Les intérêts de Dieu et ceux du monde sont inalliables.

inalliable


INALLIABLE, adj. [I-nali-able: pénult. dout. dern. e muet.] Qui ne peut s'allier avec, en parlant des métaux. "Ces deux métaux sont inalliables. = Fig. "Les intérêts de Dieu et ceux du monde sont inalliables. = Il est peu usité. L'Acad. le met sans remarque.