incommodé, ée

INCOMMODÉ, ÉE

(in-ko-mo-dé, dée) part. passé d'incommoder
Qui éprouve de l'incommodité, de la gêne. Incommodé par le bruit de la rue.
Incommodé dans ses affaires, ou, absolument, incommodé, qui a perdu de l'argent, ou qui n'a pas d'argent.
Aussi est-ce à vous seul qu'on voit avoir recours toutes les muses nécessitantes ; vous êtes la grande protectrice du mérite incommodé [MOL., Am. magn. I, 6]
Revenons aux personnes incommodées, pour le soulagement desquelles nos pères assurent qu'il est permis de dérober non-seulement dans une extrême nécessité, mais encore dans une nécessité grave quoique non extrême [PASC., Prov. VIII]
Fig.
Je me trouve un peu incommodé de la veine poétique par la quantité de saignées que j'y ai faites ces jours pas sés [MOL., Précieuses, 12]
Qui a une indisposition, une maladie légère.
Ma fille est souvent fort incommodée de son côté ; son visage pourtant lui fait honneur [SÉV., 30 mars 1683]
Elle m'apprit qu'elle se trouvait incommodée, et que, sans la visite de mon frère, elle ne se serait pas levée [MARIV., Pays. parv. part. 6e.]
S'il [Louis XIV] arrivait chez Mme de Maintenon et qu'il la trouvât incommodée, quelquefois avec la fièvre, cela ne l'empêchait pas de faire ouvrir les fenêtres, parce qu'il aimait l'air [DUCLOS, Règn. Louis XIV, Œuv. t. v, p. 184, dans POUGENS]
Être incommodé d'un bras, d'une jambe, n'en avoir pas l'usage.
Terme de marine. Bâtiment incommodé, bâtiment qui a perdu quelqu'un de ses mâts ou qui a souffert quelque autre dommage.