incorporel, elle

INCORPOREL, ELLE

(in-kor-po-rèl, rè-l') adj.
Qui n'a point de corps. Les substances incorporelles.
Dieu est une raison incorporelle qu'on ne saisit que par la pensée [DIDEROT, Opin. des anc. phil. (platonisme).]
Terme de jurisprudence. Il se dit des choses qui, ne tombant pas sous nos sens, n'ont qu'une existence morale. Tous les droits sont incorporels. Toute créance est un meuble incorporel.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Si me semble chose bien dure De vendre biens incorporels [COQUILLART, dans le Dict. de DOCHEZ.]
  • XVIe s.
    Substances incorporelles et invisibles [LANOUE, 486]
    Ceux qui ont faict Venus deesse, ont regardé que sa principale beauté estoit incorporelle et spirituelle [MONT., III, 285]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. incorporal ; ital. incorporale ; du lat. incorporalis, de in.... 1, et corpus, corporis, corps.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • INCORPOREL. - HIST. Ajoutez :
  • XIIIe s.
    Totes les incorporeus choses à corporeus sont si encloses, Si covertes et si oscures, Que par semblance et par figures Faire entendant les nos covient [, Chronique des ducs de Normandie, Appendice, III, t. III, p. 518]