indécemment

indécemment

[ ɛ̃desamɑ̃] adv.
De façon indécente.

INDÉCEMMENT

(in-dé-sa-man) adv.
D'une manière indécente.
Le prince de Conti, à la mort duquel il [Vendôme] fut si indécemment insensible [SAINT-SIMON, 294, 10]
Louvois fut accusé de s'être réjoui indécemment de la mort de Turenne [VOLT., Louis XIV, 12]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Ces encherimens deshontez sont non seulement indecemment, mais dommageablement employez envers nos femmes [MONT., I, 225]

ÉTYMOLOGIE

  • Indécent, et le suffixe ment.

indécemment

INDÉCEMMENT. adv. D'une manière indécente. Il se comporte indécemment. Il a répondu fort indécemment à ses représentations.

indécemment


INDÉCEMMENT, adv. INDÉCENCE, s. f. INDÉCENT, ENTE, adj. [Indé-saman, sance, san, sante: 2e é fer. 3e br. au 1er, lon. aux aûtres.] Ils se disent de ce qui est contraire à la décence. "Agir, se comporter indécemment; avec indécence. "Parole, action, postûre indécente. "Il y a de l' indécence à, ou il est indécent à un homme grâve de dire, de faire, etc. M. l'Ab. Trublet, parlant des mauvais plaisans, dit:"C'est bien pis encôre, lorsqu' en forçant la natûre on viole les bienséances de son état, joignant ainsi l'indécence au ridicule. Ess. de Mor. et de Litt. = Indécences, au plur. chôses indécentes. "Les derniers (ouvrages de V...) sont si remplis d' indécences et de blasphêmes, qu'en déshonorant ses talens et sa vieillesse, il ne mérite, malgré sa haute réputation littéraire, que l'indignation des gens sensés. Le Phil. du Valais.

Traductions

indécemment

onfatsoenlijk

indécemment

[ɛ̃desamɑ̃] advindecently