indigné, ée

INDIGNÉ, ÉE

(in-di-gné, gnée) part. passé d'indigner
Qui a conçu de l'indignation.
Et de tant de mépris son esprit indigné [CORN., Poly. III, 5]
Regagner les drapeaux que le Parthe a gagnés, Et venger de Crassus les mânes indignés [BRÉBEUF, Phars. I]
Et les dieux contre moi dès longtemps indignés [RAC., Iphig. II, 5]
Je crains que l'ombre de Brutus ne soit indignée, si elle me voit parler avec toi [FÉN., Dial. des morts anc. (César, Caton).]
....Comme on voit d'abord le bûcheron, Quand le roi des forêts, victime désignée, Doit enfin fatiguer le fer de la cognée, Abattre autour de lui, dans un vaste contour, La foule d'arbrisseaux qui composait sa cour, Et lui marquer ainsi, sur la terre indignée, La place où son orgueil doit tomber à son tour [MASSON, Helv. III]
La colère peut être folle et absurde ; on peut être irrité à tort ; on n'est indigné que lorsqu'on a raison au fond par quelque côté [V. HUGO, les Misérables, 1re partie, liv. II, ch. 7]