indivis, ise

INDIVIS, ISE

(in-di-vî, vi-z') adj.
Qui ne se divise pas.
La clause est une et indivise [PATRU, Plaidoyer 12, dans RICHELET]
Comme les sensations [de l'éléphant] se trouvent combinées dans l'organe même, qu'elles sont contemporaines, et, pour ainsi dire, indivises les unes avec les autres, il n'est pas étonnant qu'il ait de lui-même des espèces d'idées et qu'il acquière en peu de temps celle qu'on veut lui transmettre [BUFF., Quadrup. t. IV, p. 261]
Des gens ont aimé la liberté et Bonaparte à la fois, indivis [P. L. COUR., Procès de P. Louis, Discours de Courier.]
Terme de botanique. Tige, feuille indivise, tige, feuille qui n'a pas de divisions. On dit plus souvent entier ou simple.
Terme de pratique. Qui n'est point divisé. La succession resta indivise. Propriétaires indivis, ceux qui possèdent une chose par indivis.
Par indivis, loc. adv. Sans être divisé. Ils possèdent tous deux cette maison par indivis. Fig.
Il les mit en commun et par indivis dans la confidence de ses galanteries [RETZ, I, 11]
On vous aime tous deux [vous et votre fille] par indivis ; est-ce le mot ? [SÉV., Lett. à Bussy, 26 mai 1681]
C'est toujours par indivis que je vous parle [ID., ib. 28 déc. 1681]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Et pour plus consolider l'œuvre, prendre le corps de N. S. J. C. par indivis et egallement le user en fidelité de paix [G. CHASTELLAIN, Chr. du duc Phil. Introd.]
  • XVIe s.
    Possession de bien par indivis [MONT., I, 241]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. indivis ; espagn. et ital indiviso ; du lat. indivisus, de in.... 1, et divisus (voy. DIVISER).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • INDIVIS. - HIST. Ajoutez :
  • XIVe s.
    Et pour ytant que bonne fame T'avons trouvée, coye et taisant En nostre service faisant, Et loyal, si com m'est advis, Nous te laissons pour indivis Tous les biens que povons avoir, Et te faisons seule nostre hoir [, le Théâtre au moyen âge, Paris, 1839, p. 596]