infant, ante

INFANT, ANTE

(in-fan, fan-t') s. m. et f.
Titre qu'on donne aux enfants puînés des rois d'Espagne et de Portugal. Infant s'est dit aussi dans quelques grandes familles espagnoles.
Mudarra Dont ses [de don Rodrigue] complots sanguinaires Jadis ont tué les frères, Les sept infants de Lara [V. HUGO, Orient. 30]
Fig.
Ô Paix ! infante des cieux, Toi que tout heur accompagne, Viens vite embellir ces lieux Avec l'infante d'Espagne [LA FONT., Ode II]
Par exagération. Nom donné aux personnes jeunes et belles pour exprimer une grande affection.
Hé ! vous voilà, princesse, infante de ma vie [REGNARD, Démocrite, IV, 7]
Par dérision. Une infante, une femme d'une vertu équivoque.
Il m'est expressément ordonné d'arrêter ces infantes [LESAGE, ]
Ces deux sens ne sont employés qu'au féminin et dans le style familier.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Le sieur infante de Foix tenoit madame Claude de France sur son bras à l'assemblée tenue pour la promesse de mariage entre cette princesse et le duc de Valois [, Lettres de Louis XII, t. I, p. 49, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Espagn. infante, du lat. infantem, enfant (voy. ce mot).