inspiré, ée

INSPIRÉ, ÉE

(in-spi-ré, rée) part. passé d'inspirer
Introduit par insufflation ou inspiration. L'air inspiré et expiré.
L'eau inspirée par la bouche, et qui se répand dans les interstices des branchies, la rafraîchit [la frange formée par les vaisseaux], elle échappe ensuite par les opercules dans l'expiration [BONNET, Contempl. nat. III, 25, note 5]
Qui a reçu l'inspiration divine ou poétique. David inspiré par le Seigneur.
Muse contemple ta victime ! Ce n'est plus ce front inspiré, Ce n'est plus ce regard sublime Qui lançait un rayon sacré [LAMART., Médit. I, 11]
Qui est suscité dans l'esprit ou le cœur.
Témoins des tendres feux à mon cœur inspirés [VOLT., Olymp. I, 4]
Qui reçoit conseil, direction. Le prince inspiré par son ministre. Inspiré de, avec un infinitif.
Le plus sage de tous les rois, éclairé des lumières de l'esprit de Dieu, inspiré de laisser à la postérité le portrait d'une femme héroïque.... [FLÉCH., Mme de Montausier.]
S. m. et f. Un inspiré, une inspirée, personne qui reçoit du ciel ce qu'elle pense, ce qu'elle dit.
Tantôt l'inspirée devinait le passé, tantôt l'avenir [VOLT., Mœurs, Proph.]
Par extension.
Lui [Byron], le grand inspiré de la mélancolie, Qui, las d'être envié, se changeait en martyr [A. DE MUSSET, Poésies nouv. Lett. à Lamartine.]