investiture

(Mot repris de investitures)

investiture

n.f. [ lat. médiév. investitura ]
1. Acte par lequel un parti politique désigne son candidat ou ses candidats pour une élection, par lequel il les investit de la charge de gagner les élections : Recevoir l'investiture de son parti.
2. Cérémonie marquant l'entrée en fonctions officielle d'un nouveau chef d'État.
3. Procédure qui tend, en régime parlementaire, à accorder à un nouveau chef de gouvernement la confiance du Parlement.

INVESTITURE

(in-vè-sti-tu-r') s. f.
Acte par lequel on investit quelqu'un d'un fief ou d'une dignité ecclésiastique.
Vous aviez promis de donner l'investiture du duché de Milan au plus jeune de mes trois fils [FÉN., Dial. des morts mod. Charles-Quint, François 1er.]
Les papes n'avaient plus guère d'autre droit que de donner les investitures des royaumes [VOLT., Mœurs, 32]
Louis XII avait donné pour l'investiture de Milan cent mille écus d'or à l'empereur Maximilien [ID., ib. 113]
Affaire ou querelle des investitures, longue et grave contestation qui s'éleva entre les empereurs et le saint-siége, vers 1074 et dans les siècles suivants, au sujet du droit d'investir les évêques.
Action d'investir une place ; on dit aujourd'hui, en ce sens, investissement.
On doit prendre de grandes précautions dans l'investiture d'une place où une armée composée de soldats expérimentés et déterminés à tout oser se trouve enfermée [FOLARD, Polybe, dans RICHELET]
La situation [d'Ebernbourg] ni celle du pays ne demandaient point d'investiture, ni plus d'une attaque [SAINT-SIMON, 49, 71]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et bien sacent [sachent] eskievin qu'il ne seient à nul si fait don d'iretage ne de rente, qu'on n'en mece [mette] souffisant envesture, par coi li eswars [les droits] de le [la] vile n'i soit amenris [amoindris] [TAILLIAR, Recueil, p. 449]
  • XVIe s.
    Le septieme jour qu'il aura commencé l'investiture de la place [CARLOIX, VII, 6]
    Pour luy annoncer l'investiture de son troisieme fils en ce sublime estat de vice-roy de France [ID., IV, 41]

ÉTYMOLOGIE

  • Investir ; provenç. investitura ; espagn. investidura ; ital. investitura.

investiture

INVESTITURE. n. f. Acte par lequel on investit quelqu'un d'un titre ou d'une dignité. Donner l'investiture d'un fief, d'un évêché. Lettres d'investiture. La querelle des investitures entre le Saint-Siège et l'Empire.

investiture

Investiture.

Traductions

investiture

Inauguration

investiture

investidura

investiture

investitura

investiture

Инвеститура

investiture

investidura

investiture

تنصيب

investiture

Inwestytura

investiture

ανακήρυξή

investiture

입힘

investiture

[ɛ̃vɛstityʀ] nf
(royauté, épiscopat)investiture
(à une élection)nomination