jacquerie

(Mot repris de jacqueries)

jacquerie

n.f. [ de Jacques, nom donné aux paysans ]
1. Révolte de la paysannerie.
2. (Avec une majuscule) Insurrection paysanne de 1358.

JACQUERIE

(ja-ke-rie) s. f.
Soulèvement de paysans contre la noblesse en l'an 1358, pendant la captivité du roi Jean.
En général, insurrection des paysans et des classes inférieures. Quand en 1815 on proposa à Napoléon d'appeler le peuple aux armes, il répondit qu'il ne voulait pas être le chef d'une jacquerie.
Jamais de dragonnades ni de Saint-Barthélemy, quand les rois, élevés au milieu de leurs peuples, parleront la même langue... ; de jacquerie non plus, de ligues, de barricades [P. L. COUR., Simple discours.]
On écrit aussi jaquerie.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Gilet dit à Toussains, hostelier à Vernon, qu'il estoit un vilain jaques, et qu'il allast à sa jaquerie [DU CANGE, jaquei]
    Du commencement et premiere assemblée de la mauvaise jaquerie de Beauvoisin [, Chron. de St Denys, t. II, p. 248, dans LACURNE]
  • XVe s.
    [Si la noblesse française avoit été battue en Flandre] on peut croire et imaginer que toute gentillesse et noblesse eust esté morte et perdue en France et autant bien es autres lieux ; ne la jaquerie ne fut onques si grande ne si horrible qu'elle eust esté [FROISS., liv. II, p. 215, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Les jacques.

jacquerie

JACQUERIE. n. f. Il se dit en général d'une Insurrection de paysans, par analogie avec le soulèvement qui eut lieu pendant la captivité du roi Jean et qui figure dans l'histoire sous le nom de la Jacquerie. Ce mouvement insurrectionnel eut tôt fait de dégénérer en jacquerie. Il ne voulut pas se faire le chef d'une jacquerie.
Traductions

jacquerie

[ʒakʀi] nfriot