jouvence
jouvence
n.f. [ altér., d'apr. jouvenceau, de l'anc. fr. jovente, du lat. juventa, jeunesse ]JOUVENCE
(jou-van-s') s. f.HISTORIQUE
- XVe s. Une piece de tappicerye fort usée, où est la fontaigne de jouvence [, Bibl. des ch. 6° série, t I, p. 353]Nous aymerons et chanterons En nos jouvences [, le Blason des faulses amours, p. 235, dans LACURNE]
- XVIe s. Pere de force et puissance, Toujours te soit la juvence [YVER, p. 599]
ÉTYMOLOGIE
- Jouvence vient d'une forme latine fictive juventia. L'ancienne langue avait, au sens de jeunesse, jovent, qui venait de juventus, et jovente, qui venait de juventa.
jouvence
jouvence
Jouvence, Iuuenta.
jouvence
JOUVENCE, s. f. JOUVENCEAU, CELLE, s. m. et f. [Jou-vance, so, cèle: 2e lon. 3e dout. au sing. du 1er, lon. au plur. Jouvenceaux; è moy. au 3e.] Vieux mot encôre en usage dans le style badin, dans des Fâbles. Jeunesse. Jeune homme. Jeune fille. "Le Fontaine de Jouvence, qu'on feignait avoir la vertu de rajeunir. Il n'est resté que dans cette façon de parler. = "Joli jouvenceau.
À~ cet aspect, le sage père
Voulant à son cher Jouvenceau
Donner un avis salutaire.
L'Ab. Reyre.
Jouvencelle au teint délicat.
Scar.
Jouvenceau, dans ce style est plus usité que Jouvencelle. — L'Acad. ne met point celui-ci. — Plus anciènement on disait jouvencel, et on le dit encôre dans le style marotique.
Qu'il fasse mieux ce jeune jouvencel,
À~ qui le ciel donne tant de martel.
Rondeau de Corneille.
Jeune Jouvencel parait un pléonasme. L'Acad. dit pourtant aussi jeune jouvenceau, et il faut croire que c'est l'usage.