lépreux, euse

LÉPREUX, EUSE

(lé-preû, preû-z') adj.
Qui a la lèpre (éléphantiasis). Un homme lépreux. S. m. et f. Un lépreux, une lépreuse.
C'étaient les prêtres qui [chez les Juifs] séparaient les lépreux, qui jugeaient les autres impuretés, et prescrivaient la manière des purifications [FLEURY, Mœurs des Israél. titre XIII, 2e part. p. 125, dans POUGENS.]
On voit.... Qu'on me craint, qu'on m'évite, et que je suis pour eux Un objet de dégoût comme un pauvre lépreux [LAMART., Joc. VI, 213]
Il se dit quelquefois, par abus, pour dartreux.
Je vous écris d'une main lépreuse aussi hardiment que si j'avais votre peau douce et unie [VOLT., Lett. Mme de Bernières, 28 nov. 1723]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Maint miracle fait Deus là ù fu descenduz, D'avogles, de contraiz e de surz e de muz, De lepruz, qui receivent e santez e vertuz [, Th. le mart. 181]
  • XVIe s.
    L'homme à tard et difficilement se peut sauver qu'il ne soit lepreux, s'il a compa gnie d'une femme lepreuse. - Le virus ou venin lepreux [PARÉ, XXII, 8]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. lebros ; espagn. et ital. leproso ; du lat. leprosus, de lepra, lèpre.