lai

1. lai

[ ] n.m. [ celt. laid ]
Au Moyen Âge, petit poème narratif ou lyrique, à vers courts.

2. lai, e

[ ] adj. [ du lat. laicus, laïque ]
Frère lai, sœur laie,
religieux, religieuse appartenant à une congrégation et qui observent la règle tout en gardant un statut laïc.

LAI2

(lè) s. m.
Dans le moyen âge, sorte de petit poëme racontant en vers de huit syllabes une aventure merveilleuse prise dans les légendes.
Je fis jadis chansons et lais ; Avec joie alors je chantais ; Aujourd'hui mourant de regrets, C'est mon chant de mort que je fais, [CREUSÉ DE LESSER, la Table ronde, ch. XIII (d'après un ancien lai rajeuni par M. de Tressan)]
Il s'est dit, par extension, de toute espèce de petit poëme.
Vers la fin de la fête, des troubadours chantaient des lais d'amour [CHATEAUB., Gén. IV, V, 4]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    D'un dous lai d'amor De Blancheflor, Compains, [je] vous chanteroie [, Romanc. p. 66]
    Jamais par moi n'ert [ne sera] leüs vers ni lais [, Couci, XXII]
  • XIIIe s.
    Issi [ainsi] avient, cum dit vus ai ; Li Bretun en firent un lai De Equitan, cum il fina, E la dame qui tant l'ama [MARIE, Equitan.]
    Lais d'amors et sonnés cortois Chantoit chascun en son patois, Li uns en haut, li autre en bas [, la Rose, 707]
  • XVIe s.
    Et au livre que je vous donne, Qui est plain de laiz et ballades [ST-GEL., 138]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. lais, lays ; angl. lay ; du celtique : kymri, llais, son, mélodie ; gaélique, laoith ; comparez le bas-latin leudus, sorte de chant guerrier qui se trouve dans Fortunat, et l'allemand Lied, chanson.

lai

LAI, AIE. adj. Laïque. Il n'est plus usité que dans cette expression Frère lai, Frère servant qui n'est point destiné aux ordres sacrés. On a dit aussi Soeur laie pour Soeur converse, qui est seul usité maintenant.

LAI s'employait aussi comme nom masculin. Les clercs et les lais.

lai

LAI. n. m. Dans la littérature du moyen âge, sorte de petit poème sur des sujets sérieux ou passionnés empruntés le plus souvent à d'anciennes légendes. Un lai d'amour. Lais et ballades. Les lais de Marie de France.

lai

Lai, m. monosyl. C'est celuy qui n'a nul degré de clericature, soit noble ou roturier, Laicus, Profanus. Il vient toutesfois de laos, mot Grec, qui signifie peuple: et partant lai signifie proprement populaire, mais le François l'a restraint à la susdicte signification.

Les conseillers laiz, Decuria profanorum. B.

Les gens laiz, Capita profana, Profanum vulgus. B.

Juges laiz, Iuridici profani. B.

lai

LAI, LAIE, adj. Laïque. Vieux mot. On dit encôre frère lai, Convers; et au Palais, Conseiller lai, Cour laie.