lancé, ée

LANCÉ, ÉE

(lan-sé, sée) part. passé de lancer
Jeté avec la main.
Un dard lancé d'une main sûre [RAC., Phèdre, V, 6]
Fig. Qui est dirigé contre, en parlant d'un arrêt, décret, etc.
La bulle d'excommunication lancée contre ce prince par le pape Sixte-Quint [VOLT., Hist. parlem. XXXII]
Fig. Qui est poussé rapidement dans les emplois, les affaires, le monde, etc. Il est lancé dans la diplomatie.
Il avait voulu la retirer de ce grand monde où elle était lancée [MARMONTEL, Mém. IV]
Moi, déjà négociant accrédité, lancé [PICARD, Manie de briller, I, 1]
Absolument. Il est lancé, il est dans le grand monde, dans les grandes affaires, dans les grandes places, etc.
Fig. et populairement. Un peu ivre et parlant à tort et à travers. Il a bu du champagne, il est lancé.
S. m. Le lancé, le lieu où la bête a été lancée par les chiens. La bête revient au lancé. Se dit aussi de la chasse que les chiens courants donnent à la bête qu'ils font partir. Il n'avait pas été possible d'arrêter les chiens au début d'un plein lancé, J. des Débats, 28 mars 1866.