larcin

(Mot repris de larcins)

larcin

n.m. [ lat. latrocinium, de latro, latronis, voleur ]
Petit vol commis sans effraction et sans violence ; produit de ce vol.

larcin

(laʀsɛ̃)
nom masculin
littéral petit vol avouer son larcin

LARCIN

(lar-sin) s. m.
Action de dérober, de prendre furtivement, sans violence, une chose appartenant à autrui.
Le larcin, l'inceste, le meurtre des enfants et des pères, tout a eu sa place entre les actions vertueuses [PASC., Pensées, III, 9, éd. HAVET. Et les leçons du P.]
Bauny pour le larcin, qui portèrent Jean d'Alba à le pratiquer contre vous-mêmes.... [ID., Prov. X]
On n'entend parler chez eux ni de larcins ni de meurtres : étant presque sans passion, ils sont sans injustice [VOLT., Russie, I, 1]
Par extension.
Et les larcins publics appelés grands exploits [ID., Olymp. II, 2]
Fig.
Allez donc ; ce qu'ici vous perdez de moments Sont autant de larcins à vos contentements [CORN., Rodog. IV, 3]
Chacun peut à son choix disposer de son âme ; La vôtre était à vous ; j'espérais ; mais enfin Vous l'avez pu donner sans me faire un larcin [RAC., Andr. III, 2]
Et votre heureux larcin [l'action de dérober un enfant au meurtre] ne se peut plus celer [ID., Athal. I, 2]
L'objet dérobé. Les pies cachent leurs larcins soigneusement.
Plagiat. Les plus beaux endroits de son livre sont des larcins.
C'est surtout en poésie qu'on se permet souvent le plagiat, et c'est assurément, de tous les larcins, le moins dangereux pour la société [VOLT., Dict. phil. Plagiat.]
Fig. et poétiquement. Un doux larcin, un baiser dérobé à une femme.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Si home apeled altre de larcin [, Lois de Guill. 16]
  • XIIe s.
    Et moult se partirent à larrecin [furtivement] des herberges [, Machab. I, 9]
  • XIIIe s.
    Voirs est quant li sacrilieges est tix [tel] qu'il n'i a larrecin ne mort d'homme, l'amende du meffet est au prelat [BEAUMANOIR, XI, 15]
  • XIVe s.
    Comment poés au mont [pouvez-vous au monde] souffrir tel larechin Que Gaufrois nous a fait, li cuivers de put lin [lignage] ? [, Baud. de Seb. VII, 220]
  • XVe s.
    Ni nul n'osoit aller en Gand, fors en larrecin [à la dérobée], ni mener vivres [FROISS., II, II, 124]
  • XVIe s.
    Il [Panurge] avoit soixante et trois manieres d'en trouver [de l'argent] toujours à son besoing ; dont la plus honorable et la plus commune estoit par façon de larrecin furtivement fait [RAB., Pant. II, 16]
    Les larrons s'entrebatent, et les larcins se descouvrent [COTGRAVE, ]
    ....Tu aurois peu apprendre Que les larcins d'amour veulent estre cachez [DESPORTES, Diverses amours, Contre une nuict trop claire.]
    Un simple garsonnet de Lacedemone ayant dérobé un regnard (car ils craignoient encores plus la honte de leur sottise au larrecin que nous ne craignons sa peine) .... [MONT., I, 306]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. layronici ; catal. lladronici ; espagn. ladrocinio ; ital. latrocinio ; du lat. latrocinium, de latro, larron (voy. ce mot).

larcin

LARCIN. n. m. Vol de peu d'importance, fait furtivement et sans violence. Faire commettre un larcin. Être accusé, convaincu de larcin.

Il désigne aussi la Chose dérobée. Il alla cacher son larcin.

Il se dit aussi de l'Action de prendre une pensée, une expression dans un auteur et aussi de la Pensée ou de l'expression dérobée. Les plus beaux endroits de son livre sont des larcins, sont autant de larcins. Il n'a pas su déguiser ses larcins.

larcin


LARCIN, s. m. [Lar-cein.] 1°. Action de celui qui dérobe, qui prend furtivement. "Faire, comettre un larcin. = 2°. La chôse dérobée. "Receler un larcin. — Figurément. "Leurs disputes ne rouloient que sur des larcins d'idées. Marm. "Les plus beaux endroits de son livre sont des larcins.

Synonymes et Contraires

larcin

nom masculin larcin
Petit vol.
filoutage, maraudage, maraude, vol -familier: chapardage -littéraire: rapine -populaire: barbotage, fauche.
Traductions

larcin

גניבה (נ), חפץ גנוב (ז), סחיבה (נ), גְּנֵבָה, סְחִיבָה

larcin

theft

larcin

Diebstahl

larcin

盜竊

larcin

절도

larcin

stöld

larcin

[laʀsɛ̃] nmtheft