lardé, ée

LARDÉ, ÉE

(lar-dé, dée) part. passé de larder
Garni de lardons.
Mangeons ensemble, en frères, des perdrix lardées menu ; car sans lard elles sont un peu sèches vers le carême [VOLT., Mél. hist. Un chrétien contre six juifs, ch. XVIII.]
Garni de choses que l'on compare aux bandes de lard d'une volaille.
À quoi servent tous ces rubans dont vous voilà lardé ? [MOL., Avare, I, 5]
Par extension.
Il y avait [chez Mme de Montespan] de petites chaises à dos, lardées de ployants de part et d'autre [SAINT-SIMON, 180, 156]
Cette Électre n'est autre chose que l'Oreste de Voltaire misérablement dépecé et lardé du dénouement de Sémiramis [LAHARPE, Correspond. t. III, p. 398, dans POUGENS]
Percé comme avec une lardoire. Lardé de coups d'épée.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    LARDÉ. Ajoutez :
    Terme de boulangerie. Pain lardé, pain dans lequel il y a des parties non spongieuses ; c'est un défaut.