las

1. las

[ las] interj.
Litt. Hélas !

2. las, lasse

[ la, las] adj. [ lat. lassus ]
Sout. Qui éprouve, manifeste une grande fatigue physique : Elle se sent lasse à la fin de la journée épuisé, fatigué ; dispos
De guerre lasse
Être las de,
ne plus supporter ; être ennuyé, dégoûté de : Je suis las de répéter toujours les mêmes choses fatigué

LAS2

(là)
Interjection plaintive.
Las ! je n'ai que trop fui [CORN., Médée, I, 5]
Las ! apprends en deux mots quelle crainte me presse [ROTR., Herc. mour. III, 4]
Où voulez-vous courir ? - Las ! que sais-je ? [MOL., Tart. V, 1]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Las ! quel amor à duel [deuil] est departie ! [, Roncis. p. 263]
    Las ! pourquoi l'ai de mes yeus regardée ? [, Couci, VI]
  • XIIIe s.
    Et quant la royne oÿ ce, elle commença à mener moult grant deul, et dit : Hé lasse ! ce ai-je tout fet [JOINV., 286]
    Lasse ! com j'ai trouvé gent mauvaise et amere [, Berte, XVIII]
  • XVIe s.
    Las ! voyez comme en peu d'espace, Mignonne, elle [la rose] a dessus la place, Las, las, ses beautez laissé cheoir [RONS., à Cassandre.]

ÉTYMOLOGIE

  • Le même que las 1, comme le prouve l'accord que donnait l'ancienne langue à ce mot, quand c'était une femme qui se plaignait.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    3. LAS (lâ), s. m. Endroit de la grange dans lequel on resserre les grains.

las

LAS. Interjection plaintive. Hélas! Las! qui pourrait le croire? Las! que j'ai souffert de peines! Il est vieux.

las

LAS, ASSE. adj. Qui éprouve trop de fatigue pour continuer une chose commencée ou même pour la commencer. J'ai bien fait du chemin aujourd'hui, j'ai beaucoup travaillé, je suis las, bien las, fort las. Être las de marcher, de travailler. Reposez-vous, si vous êtes las. Je suis si las que je n'en puis plus. Je suis las sans avoir encore rien fait. J'ai la main lasse d'avoir écrit, les yeux las d'avoir lu.

Il signifie aussi Qui est importuné jusqu'au dégoût par quelqu'un ou par quelque chose. Je suis las d'entendre des sottises. Je suis las de ces impertinences. Êtes-vous déjà las de bien faire? Il est las de la vie. Je ne serai jamais las de l'entendre, de le voir. Je suis las de ne rien faire.

Fig., Faire quelque chose de guerre lasse. Voyez GUERRE.

las

Las, m. Lassus. Duquel mot il est fait par apocope.

Devenir las, Lassescere, Defatigari.

Lasse, f. penac. Lassa.

lâs


*LâS! Interj. S'est dit autrefois pour Hélas! "Lâs! que j'ai souffert de peine!

lâs


LâS, LâSSE, adj. LASSANT, ANTE, adj. LASSER, v. act. LASSITUDE, s. fém. [Lâs, lâce, san, sante, , citude: 1re lon. aux deux premiers: 2e lon. au 3e et 4e, é fer. au 5e.] Lasser, fatiguer. Lâs, qui est fatigué. Lassant, fatigant. Lassitude, état de celui qui est lâs, qui a essuyé de grandes fatigues. "Le chemin l'a fort lassé. "Une trop grande contention lasse l'esprit. "Il est lassé du chemin, du travail. "Les Provinces, lassées de la tyrannie des Gouverneurs, étoient sur le point de se soulever. "Je suis bien lâs: elle est fort lâsse. "Travail lassant; besogne lassante. "Lassitude causée par un travail violent.
   I. Lasser, fatiguer, (synon.) La continuation d'une même chôse lasse: la peine fatigue. "On se lasse à se tenir debout: on se fatigue à travailler. "Être lâs, c'est ne pouvoir plus agir: être fatigué; c'est avoir trop agi. — Dans le sens figuré, un supliant lasse par sa persévérance; et il fatigue par ses importunités. On se lasse d'atendre, on se fatigue à poursuivre. GIR. Synon. Voy. plus bas LASSITUDE. = Se lasser régit à quand il signifie se fatiguer; et de, quand il veut dire, être lâs ou ennuyé de faire, etc. "Se lasser à répéter, et se lasser de répéter les mêmes chôses. "On se lasse plus à demeurer debout qu'à marcher. "Il se lasse d'entendre toujours les mêmes chôses. "Être lassé. Voy. plus bâs une Rem. aprês Lâs.
   II. LâS, ennuyé régit de devant les noms et les verbes: "Je suis lâs de tout cela. "Il est lâs de toujours demander, sans jamais rien obtenir.
   D'autant plus alarmé, que déjà lâs de feindre,
   Mon coeur n'est point nourri dans l'art de se contraindre.
       Crébillon, Sémiramis.
Le Proverbe dit: on va bien loin quand on est lâs. Mde. de Sévigné le raporte au sujet des dépenses qui excèdent le revenu; et elle continue joliment la métaphôre~. "On va bien loin, dit-on, quand on est lâs; mais quand on a les jambes rompues, on ne va pas du tout. On apèle populairement, lâs d'aller, un homme mou, paresseux et lâche. "C' est un lâs d'aller.
   Rem. On dit plutôt être lâs d'aller, ou se lasser de, qu'être lassé de. Les Dieux... n'étaient pas encôre lassés de me persécuter. Télém.
   Mais, lassés d'être en butte aux traits des satiriques,
   L'espoir de se venger les transforme en critiques.
       L'Ab. du Resnel.
Dites, n'étaient pas encôre lâs de me persécuter, ou ne se lassaient pas encôre de, etc. — Lâs, ou se lassant d'être en butte, etc.
   III. Lassitude, fatigue (synon.) La lassitude se fait quelquefois sentir, sans qu'on ait rien fait. Elle vient alors d'une disposition du corps, et d'une lenteur dans la circulation du sang. (les Médecins l'apèlent lassitude spontanée). La fatigue est toujours la suite de l'action. Elle supôse un travail rude, ou par la dificulté, ou par la longueur. Voyez plus haut, LASSER, FATIGUER.
   On dit, adverbialement, de pure lassitude, plutôt que par lassitude. "L'autre se taisant de pure lassitude, ne parle plus de moi, ni en bien, ni en mal. Voit.

Synonymes et Contraires

las

adjectif las
Traductions

las

()

lasse

matt, müdetired, weary, jaded, tiremat, moe, vermoeidיעף (ת), לאה (ת), נכלא (ת), יָעֵףfatigadoκουρασμένοςstracco拉斯LasLasLasLas (lɑs)
adjectif
1. très fatigué Je suis trop las pour discuter.
2. ne plus supporter être las du bruit

las

[lɑ, lɑs] adjweary