latent, ente

LATENT, ENTE

(la-tan, tan-t') adj.
Terme technique. Qui est caché. Chaleur latente, chaleur qui n'est point sensible au thermomètre (voy. CALORIQUE). Terme de médecine. Maladie latente, maladie dont le diagnostic est obscur, qui ne présente pas de symptômes caractéristiques.
Terme de médecine vétérinaire. Vices latents, maladies latentes, certaines maladies des chevaux, dont les symptômes peuvent rester longtemps cachés. La pousse, la morve et la courbature sont des vices latents. Terme de jardinage. Œil latent ou expectant, œil resté à l'état rudimentaire, peu apparent et ne se trouvant que sur le vieux bois ; il peut rester inactif plusieurs années.
Dans le langage général. Qui n'est pas apparent. Une désaffection latente s'était emparée du peuple. Des dangers latents.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Encore y convient adjouster que tele begnivolence ne soit pas latente et occulte [ORESME, Eth. 232]
  • XVe s.
    Gens instruits, plaisans topicqueurs, Remplis de cautelles latentes [COQUILLART, les Droits nouveaux.]
  • XVIe s.
    Cela monstre une malignité latente et cachée [AMYOT, Com. refréner la colère, 13]
    Est-ce quelque vertu latente, et proprieté specifique absconse dedans les marmites, qui les moynes y attyre ? [RAB., Pant. IV, 11]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. latentem, qui est caché, de latere, être caché.