lavement

lavement

n.m.
1. En médecine, injection d'un liquide dans le gros intestin, par l'anus, dans un but thérapeutique ou diagnostique.
2. Dans la religion catholique, partie rituelle de la messe (lavement des mains) ou cérémonie du Jeudi saint (lavement des pieds).

lavement

(lavmɑ̃)
nom masculin
médecine action d'envoyer un liquide dans l'intestin faire un lavement avant des analyses

LAVEMENT

(la-ve-man) s. m.
Il ne se dit au propre pour l'action de laver qu'en termes d'église et dans ces locutions-ci : le lavement des pieds ; le lavement des mains ; le lavement des autels Le lavement des pieds, tableau représentant Jésus-Christ qui lave les pieds des apôtres. Fig.
Le baptême, dit-il [Jurieu], ne nous applique ou communique le sang de Jésus-Christ que par forme de lavement [BOSSUET, Euchar. II, 3]
Terme d'alchimie. Lavement des philosophes, opération par laquelle l'humide s'élève, circule et retombe sur la matière noire, qui ainsi devient blanche.
Par extension, remède liquide qu'on introduit par l'anus dans les intestins.
Il me semble toujours que je vois une douzaine de lavements qui me couchent en joue [MOL., Pourc. II, 4]
Que voulez-vous faire ? Prendre ce petit lavement-là : ce sera bientôt fait [ID., Mal. im. III, 4]
Cette humeur âcre [la bile], en les picotant [les intestins], les agite et leur sert comme d'une espèce de lavement naturel pour leur faire jeter les excréments [BOSSUET, Connaiss. II, 4]
Et même elle refuse, étant fort enrhumée, De prendre un lavement lorsqu'il sent la fumée [BOURSAULT, Merc. gal. I, 1]
Il faut dire de lui comme le régent disait d'un homme qui prenait force lavements à la Bastille : il n'a que ce plaisir-là [D'ALEMB., Lett. à Voltaire, 3 janv. 1765]
Populairement et fig. Un lavement, un homme tourmentant et importun.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Quant nostre sires voit ke li hom et la feme sont en pechié et il tornent en repentance et puis vont au lavement de confession [HENRI DE VALENC., 1]
  • XVIe s.
    Ces ulceres peuvent estre temperés par gargarismes anodins, pour leur diminuer l'ardeur, et defendre par ce frequent lavement que... [PARÉ, XVI, 13]
    Les lavemens ou clysteres [ID., XX, 5]
    Cercher le lavement de son ame en l'aspersion corporelle de l'eau [CALV., Instit. 349]
    Il trouva que l'on avoit appresté des lavemens de vin et d'espiceries odorantes pour laver les piez des conviez [AMYOT, Phoc. 29]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. lavament ; espagn. lavamiento ; ital. lavamento ; du lat. lavamentum, de lavare, laver.

lavement

LAVEMENT. n. m. Action de laver, dans le langage de l'Église. Le lavement des pieds. Le lavement des mains.

Il signifie aussi Remède liquide qu'on introduit par l'anus dans les intestins. Prendre un lavement. On dit plutôt aujourd'hui Lavage d'intestin, ou simplement Lavage.

lavement

Lavement, Ablutio, Baptismum, vel Baptismus, Lauatio, Lotura.

lâvement


LâVEMENT, s. m. LAVER, v. act. LAVETTE, s. f. LAVEUR, EûSE, s. m. et f. [Lâveman, lavé, vète, veur, veû-ze: l'â est long devant l'e muet: il lâve, lâvera, etc. 2e e muet au 1er, é fer. au 2d, è moy. au 3e lon. au dern.] Lâvement, est 1°. l'action de laver. Il ne se dit, en ce sens, que du lâvement des piés et des autels; cérémonies religieûses. = 2°. Et ordinairement clystère, remède. Voy. CLYSTèRE.
   LAVER, nettoyer avec de l'eau ou avec quelque aûtre chôse de liquide. "Laver la lessive; se laver les mains, les pieds, la bouche; et non pas laver ses mains, etc. "Laver une plaie avec du vin. "La pluie a bien lavé les rûes. = V. n. Se laver les mains avant que de se mettre à table. "Doner à laver. = On dit, dans le style familier, s'en laver les mains, déclarer qu'on n'est pas responsable de ce qui peut arriver. Allusion à ce que fit Pilate.
   Je m'en lave les mains, Seigneur, c'est votre affaire.       Ducerc.
Laver la tête, ou la coife, ou le beguin, suivant les persones, à qui ou de qui l'on parle; faire une vive réprimande. "Ce qu'il avoit à faire n'étoit autre chôse que d'avoir le plaisir de lui laver sa cornette. SÉV. Benserade, dans ses Métamorphoses en Rondeaux, parlant du Déluge, dit que:
   Dieu lava bien la tête à son image.
Peut-on, dit Boileau, à propos d'une si grande chôse, que le Déluge, dire rien de plus petit, ni de plus ridicule que ce quolibet. = Le Proverbe dit, qu'à laver la tête d'un âne, ou d'un môre, on y perd sa lessive. = Laver ses péchés avec ses larmes, les pleurer. = Se laver d'un crime, prouver son inocence. = On dit, en parlant d'un fleûve qu'il lâve les murâilles d'une ville, pour dire qu'il y pâsse tout auprès. = On dit plutôt et plus noblement qu'il les baigne.
   LAVETTE; petit bout de torchon, dont on se sert pour laver la vaisselle.
   Laveur, veûse; celui, celle qui lâve. "Laveur de vaisselle; laveûse d'écuelles.

Traductions

lavement

חוקן (ז), חֹקֶן

lavement

lavement, darmspoeling, wassing [religie]

lavement

enema

lavement

灌腸

lavement

[lavmɑ̃] nm (MÉDECINE)enema