lecture

(Mot repris de lectures)

lecture

n.f.
1. Action de lire, de déchiffrer : Il commence sa journée par la lecture du journal. La lecture d'une partition musicale déchiffrage
2. Fait de savoir lire : Les écoliers s'entraînent à la lecture. Un livre de lecture grâce auquel on apprend à lire
3. Action de lire à haute voix, devant un auditoire : Le porte-parole donne lecture d'un communiqué.
4. Ce qu'on lit : Elle tire profit de ses lectures.
5. Analyse, interprétation d'un texte, d'une partition, etc. : Vous avez une lecture réductrice de ce poème.
6. Discussion et vote d'un texte par une assemblée législative : Cette proposition de loi a été approuvée en première lecture.
7. Dans l'audiovisuel, restitution, par un lecteur, de signaux enregistrés sous forme mécanique, magnétique ou optique.
Tête de lecture,
dispositif qui se déplace à la surface d'un support magnétique ou optique pour lire les informations qui y sont enregistrées.

LECTURE

(lè-ktu-r') s. f.
Action de lire.
Ah ! seigneur, ce billet n'est point coup d'aventure ; C'est pourquoi hâtez-vous d'en faire la lecture [MAIRET, Soliman, III, 2]
Particulièrement. Action d'une personne qui lit à haute voix. On fit la lecture du contrat de mariage en présence des parents. Tous les dimanches il fait la lecture à sa famille.
Outre la lecture assidue que chacun en devait faire en particulier [de la loi, chez les Juifs], on en faisait tous les sept ans, dans l'année solennelle de la rémission et du repos, une lecture publique et comme une nouvelle publication, à la fête des Tabernacles, où tout le peuple était assemblé durant huit jours [BOSSUET, Hist. II, 3]
Dorine : Oui, il y a une lecture. - Lucie : Oh ! quand je serai mariée, j'aurai des lectures aussi [GENLIS, Théât. d'éduc. Enfant gâté, I, 3]
Les uns, à la lecture, observaient le silence, D'autres parlaient tout bas de paix et de clémence [M. J. CHÉN., Gracques, III, 5]
L'action, l'habitude de lire seul et des yeux, pour son instruction ou pour son plaisir. La lecture de cet ouvrage est attachante.
Ne trouvant point d'autres plaisirs, j'ai été contraint de choisir celui de la lecture [VOIT., Lett. 26]
Notre concitoyen, disaient-ils en pleurant, Perd l'esprit ; la lecture a gâté Démocrite [LA FONT., Fabl. VIII, 26]
La lecture apprend aussi, ce me semble, à écrire [SÉV., à Mme de Grignan, 17 juill. 1789]
Sans la consolation de la lecture, nous mourrions d'ennui présentement [ID., 30 sept. 1671]
Tout ignorante que je suis, je sais que la lecture donne une assez grande expérience pour n'être surpris de rien [MAINTENON, Lett. au duc de Noailles, 1er mars 1711]
Ma foi, le jugement sert bien dans la lecture [BOILEAU, Sat. III]
La lecture agrandit l'âme, et un ami éclairé la console [VOLT., Ingénu, 11]
Sénèque était alors [dit Quintilien] presque le seul auteur dont la lecture plût aux jeunes gens [DIDER., Claude et Nér. II, 102]
Il s'emploie quelquefois au pluriel. Il a profité de ses lectures. Cabinet de lecture, lieu où, moyennant une rétribution, on lit des journaux et des livres.
La chose lue.
Quand une lecture vous élève l'esprit et qu'elle vous inspire des sentiments nobles et courageux, ne cherchez pas une autre règle pour juger de l'ouvrage [LA BRUY., I]
Instruction qui résulte de la lecture.
Sans la lecture, le plus beau naturel est ordinairement sec et stérile [SAINT-ÉVREMOND, dans RICHELET]
Et son feu, dépourvu de sens et de lecture, S'éteint à chaque pas faute de nourriture [BOILEAU, Art p. III]
Il est certain que Rabelais avait beaucoup d'esprit et de lecture, et un ait particulier de débiter des choses savantes comme de pures fadaises [FONTEN., Oracles, I, 18]
Des hommes qui se piquent d'un peu plus de lecture que les autres [MASS., Carême, Doutes.]
On peut dire d'une grande lecture ce que Sénèque dit d'une vaste bibliothèque, qu'au lieu d'enrichir et d'éclairer l'esprit, elle ne sert le plus souvent qu'à y jeter le désordre et la confusion [ROLLIN, Trait. des Ét. liv. III, ch. 3]
Il se dit par opposition à représentation, en parlant d'une pièce de théâtre.
Il n'y a que le seul Racine qui soutienne constamment l'épreuve de la lecture [VOLT., Comm. Corn. rem. Ariane, IV, 3]
Il me disait que le succès au théâtre dépend entièrement d'un acteur ou d'une actrice ; mais qu'à la lecture, il ne dépend que de l'arrêt équitable et sévère d'un juge et d'un écrivain tel que vous [ID., D. Pèdre, Épît. dédic.]
Comité de lecture, jury de lecture, assemblée devant laquelle on lit les ouvrages destinés à un théâtre, et qui juge s'ils méritent d'être représentés.
L'art de lire. Maître de lecture et d'écriture. Il enseigne la lecture et l'écriture aux enfants.
On commence à dire lectures pour leçons, séances d'enseignement, cours publics ; c'est un mot transcrit de l anglais lecture, au lieu d'en être traduit ; l'importation en paraît inutile et peu heureuse.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Establi et ordonné quatre docteurs lisans ordinairement à tous escoliers et estudians qui se voudront trouver et assister à leur lecture et doctrine es escoles et colleges par ce ordonnés [, Ordonnance, 29 août 1498]
  • XVIe s.
    ...Je vous jure Que de ces livres la lecture Diminue merveilleusement à la femme l'entendement [MAROT, IV, 164]
    Il y a double lecture en cest endroict, et selon l'autre il faudroit traduire.... [AMYOT, Pomp. 39, note.]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. lectura, de lectum, supin de legere, lire.

lecture

LECTURE. n. f. Action d'une personne qui lit à haute voix. Sa lecture est parfaite. Sa lecture est monotone.

Il se dit le plus souvent de la Reproduction par la voix d'un texte écrit ou imprimé. On fit la lecture du contrat de mariage en présence de tous les parents. J'ai assisté hier à la lecture d'une belle pièce. Ce discours est moins intéressant à la lecture qu'à l'audition. Cette pièce est de celles qui gagnent à la lecture.

Comité de lecture, Assemblée devant laquelle on lit les ouvrages destinés à un théâtre et qui juge s'ils méritent d'être représentés. Le Comité de lecture de la Comédie-Française.

Il désigne aussi l'Action, l'habitude de lire seul et des yeux, pour son instruction ou pour son plaisir. La lecture de cet ouvrage est très attachante. Il aime beaucoup la lecture. S'attacher à une lecture, s'adonner à la lecture. Il a beaucoup acquis par la lecture des bons auteurs. La lecture forme l'esprit.

Il s'emploie surtout au pluriel pour désigner Ce qu'on lit, ce qu'on a lu. Les bonnes lectures, les mauvaises lectures. Il a bien profité de ses lectures.

Cabinet de lecture, Lieu où, moyennant une rétribution, on lit sur place ou l'on emprunte des journaux et des livres.

Il se dit encore de l'Instruction qui résulte de la lecture. C'est un homme qui n'a point de lecture, qui n'a aucune lecture, qui a beaucoup de lecture, qui est d'une prodigieuse lecture. Il est rempli, nourri de la lecture des anciens.

Il désigne aussi l'Enseignement qui rend les enfants ou les illettrés capables de lire. Nouvelle méthode de lecture. Cette mère a appris à ses enfants la lecture et l'écriture.

Par extension, il se dit de Textes particulièrement choisis pour développer l'art et le goût de la lecture chez les enfants. Premier livre de lecture. Lectures enfantines. Lectures pour les adolescents.

lecture

Lecture, quand on lit quelque chose à haute voix, Lectio, Recitatio.

Lecture faicte aux enfans, Praelectio.

Frequente lecture des poëtes, Poetarum pertractatio.

Traductions

lecture

lezing, (het) inlezen [computer], (het) lezen, interpretatie, lectuur, leesstof, ontcijfering, voorlezen, lezenreadingקרי (ז), קריאה (נ), קֶרִי, קְרִיאָהbacaan, pembacaanανάγνωση, διάβασμαletturaقِرَاءَةčtenílæsningLesenlecturalukeminenčitanje読書독서avlesingczytanieleituraчтениеläsningการอ่านokumasự đọc阅读 (lɛktyʀ)
nom féminin
1. action de lire La lecture est mon passe-temps favori.
2. action de lire à haute voix faire la lecture à qqn

lecture

[lɛktyʀ] nfreading