lendit

lendit

[ lɑ̃di] n.m. [ du lat. indictum, ce qui est fixé ]
Importante foire qui se tenait au Moyen Âge dans la plaine Saint-Denis.

LENDIT

(lan-di) s. m.
Foire qui se tenait depuis l'an 1444 dans la ville de Saint-Denis, mais auparavant dans un lieu dit champ du lendit, entre cette ville et la Chapelle ; on l'ouvrait le mercredi avant la Saint-Barnabé (11 juin) ; elle durait plusieurs jours. Champ du lendit, nom donné autrefois à la partie de la plaine de Saint-Denis où se tenait le lendit. Congé qu'avaient les écoliers de l'université le jour du lendit.
Le temps de la ligue qui survint, et l'inutilité d'aller acheter des parchemins, depuis que le papier était devenu commun, contribuèrent beaucoup à l'abolissement du lendit ; le nom cependant en est resté, et l'on appelle ainsi le congé que prend encore l'Université le lundi après la Saint-Barnabé [SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. III, p. 342, dans POUGENS]
Honoraire que les écoliers étaient dans l'usage de donner aux maîtres à l'époque du lendit.
Vous me direz qu'à ce compte-là vous ne devez rien, ni à votre médecin qui a eu sa pièce d'argent quand il vous est venu voir, ni à votre précepteur, à qui vous avez payé son lendit.... [MALH., le Traité des bienf. de Sénèque, VI, 15]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Qui achetera un seul van à son user, ne doit noients se il n'est foire du lendit ; et se il est lendi, si en doit obole [, Liv. des mét. 285]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas-lat. indictum, foire, du lat. indictus, fixé, déterminé, de in, en, et dicere, dire. On voit que lendit est produit par l'agglutination de l'article avec endit.

lendit

LENDIT. n. m. Foire qui, au moyen âge, se tenait à la foire de Saint-Denis et où l'Université de Paris se rendait en grande pompe pour faire provision de parchemin pour une année.