ligneux, euse

LIGNEUX, EUSE

(li-gneû, gneû-z') adj.
Terme de botanique. Qui tient de la nature du bois.
Une semence d'arbre, un gland qu'on jette en terre au printemps, produit au bout de quelques semaines un petit jet tendre et herbacé, qui augmente, s'étend, grossit, durcit, et contient déjà, dès la fin de la première année, un filet de substance ligneuse [BUFF., Hist. nat. Part. exp. Œuv. t. VIII, p. 159]
Les fibres ligneuses sont aux plantes ce que les fibres osseuses sont aux animaux [BONNET, Us. feuilles plantes, 5e mém.]
Couches ligneuses, zones qui se forment successivement autour de la moelle dans les dicotylédones, et sont visibles sur la coupe transversale des tiges, où elles produisent des cercles concentriques.
Un gros arbre est composé d'un grand nombre de cônes ligneux qui s'enveloppent et se recouvrent tant que l'arbre grossit [BUFF., Exp. sur les vég. 1er mém.]
Corps ligneux, la partie de la tige ou de la racine des plantes dicotylédones qui se trouve comprise entre la moelle et l'écorce. Plantes ligneuses, celles dont les tiges et les branches, d'abord faibles, comme celles des végétaux herbacés, forment consécutivement un bois solide.
S. m. Le ligneux, principe immédiat neutre, non azoté, insoluble, et formant la base de l'organisation des végétaux.

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. lignum, bois.