lippe

(Mot repris de lippes)

lippe

n.f. [ néerl. lippe ]
Grosse lèvre inférieure.

LIPPE

(li-p') s. f.
Terme familier. La lèvre d'en bas lorsqu'elle est trop grosse ou trop avancée. Faire sa lippe, faire une grosse lippe, une vilaine lippe, faire la moue, bouder.
Il se dit aussi des deux lèvres.
Mme Panache était une petite et fort vieille créature avec des lippes et des yeux éraillés [SAINT-SIMON, 44, 8]
C'était une grande et grosse créature, fort allante, couleur de soupe au lait, avec de grosses et vilaines lippes [ID., 113, 230]
Se dit en serrurerie, dans les ornements relevés, d'une partie qui est plus renversée que les autres.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Son visage embrunchié [il] tenoit Lez le cors ; moult li avenoit La chiere qu'il fet et la lipe [, Ren. 29199]
  • XVe s.
    De legier pleure à qui la lippe pent [CH. D'ORL., Rondeau.]
    Dieu scet s'il fit piteuses lippes [VILLON, 1re repue.]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, lèpe, lèvre ; de l'allemand Lippe ; anglo-saxon, lippa, lèvre, le même que lab-rum (voy. LÈVRE).

lippe

LIPPE. n. f. La lèvre inférieure lorsqu'elle est trop grosse ou trop avancée. Avoir une grosse lippe, une vilaine lippe. Il est familier.

Faire la lippe, Faire la moue, bouder.

lippe

Lippe, m. penac. C'est la levre, Labrum, Labium.

Faire la pippe, c'est mouër, faire la mouë, et tendre les levres enflées de courroux ou despit à la maniere des enfans irritez, Labra exerere.

lippe


LIPPE, ou LIPE, LIPPÉE, ou LIPÉE, s. f. On apèle, par dérision, grosse lipe, vilaine lipe, la lèvre d'en bas, quand elle est trop grôsse, trop avancée. = Lipée, bouchée. (st. fam.) "Il en a pris une bone lipée, deux ou trois grôsses lipées~. = Franche lipée, (même style) bon repâs. "Il a eu une franche-lipée, un bon repâs, qui ne lui a rien coûté. "Chercheur de franches-lipées, qui aime à faire bone chère aux dépens d'autrui.
   Rien d'assuré, point de franche-lipée,
   Tout à la pointe de l'épée.
       La Fontaine.
D'Ablancourt dit lippée franche, contre l'usage.