logé, ée

LOGÉ, ÉE

(lo-jé, jée) part. passé de loger
Qui occupe une habitation, un appartement. Logé au rez-de-chaussée, au premier étage. Par extension.
Dieu était logé trop haut pour nous [BOSSUET, Hist. II, 12]
Être logé, avoir un logement. Il est commodément logé. Il est logé fort à l'étroit. Être logé aux quatre vents, habiter une maison mal fermée. Fig. et familièrement. Il en est logé là, c'est-à-dire, voilà les idées bornées qui l'occupent, ou bien voilà l'état fâcheux où un changement de fortune l'a jeté.
Je veux.... vous assurer que j'en suis toujours logée là : c'est de croire qu'il n'y a point de mérite comme le vôtre [SÉV., à Mme de Guitaut, 1er janv. 1694]
Nous en sommes logés là, et, ironiquement, nous voilà bien logés, se dit pour exprimer qu'on est arrêté par des obstacles imprévus dans quelque affaire.
Si, par ce qu'il a déjà vu, il a de la peine à se douter de ce qu'il verra, peut-être que j'en suis logé là aussi bien que lui [SCARR., Rom. com. I, 12]
Un campagnard fort riche et de bonne famille Est si sot que d'Anselme il épouse la fille ; Le voilà bien logé ! [TH. CORN., Comtesse d'Orgueil, IV, 6]
Je souhaite, mon cher ange, que vous n'en soyez jamais logé là [VOLT., Lett. d'Argental, 6 nov. 1773]
Fig. Être logé à la même enseigne, voy. ENSEIGNE, n° 4.
Placé en quelque lieu. Le volant logé dans un arbre. Fig. De folles idées logées dans sa tête.
Se dit aussi d'une troupe militaire qui occupe un poste.
Et l'armée ennemie à nos portes logée [MAIRET, Sophon. I, 1]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    LOGÉ, ÉE. Ajoutez :
    Qui est en fût, en caisse, en parlant d'une marchandise.
    Vous avez décidé que la distinction entre l'absinthe logée dans les futailles et l'absinthe logée dans les bouteilles disparaîtrait [, Journ. offic. 24 mars 1872, p. 2082, 2e col.]
    L'huile de colza non logée [, ib. 25 sept. 1871, p. 3675, 2e col.]